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LE CHATEAU DE MEUDON 



Venez découvrir le domaine embelli par les plus grandes figures de l'histoire de France : François Ier, Louis XIV, Louis XVI, Napoléon ... 

 


CHRONOLOGIE


Proposition de restitution du pavillon central Renaissance de Meudon,
avec en superposition, le plan du Château-Vieux avec ses agrandissements successifs. 
Restitution graphique de l'auteur, 25 octobre 2012, tous droits réservés. 

 

 

Nous avons jugé utile d’établir une chronologie générale concernant Meudon, même si celle-ci déborde de la période étudiée. Celle-ci emprunte notamment à la chronologie très détaillée établie par le vicomte de Grouchy, en 1893, dans son livre intitulé Meudon, Bellevue et Chaville. Nous n’avons pas jugé utile de rappeler ici l’histoire du domaine avant le XVIe siècle.

 
 

XVI° siècle :


Vers 1520 : construction du château Renaissance pour Antoine Sanguin, dont la famille possédait le château depuis le XVe siècle. 


5 septembre (novembre pour Paul Biver) 1527 : Antoine Sanguin fait don de la propriété de Meudon à sa nièce, Anne de Pisseleu, future duchesse d'Etampes par son mariage avec Jean de la Brosse, se réservant l'usufruit, et cela « afin qu’elle puisse plus honnêtement trouver parti »

 

21 novembre 1527 : prise de possession du château par Anne de Pisseleu

 

5 décembre 1527 : Anne de Pisseleu rend hommage au sire de Marly.

 

Du 11 juillet au 5 août 1537 : François Ier fait un séjour à Meudon

 

1539 : Antoine Sanguin devient cardinal sous le nom du « cardinal de Meudon ».


7 août 1542 : un acte notarié précise que la duchesse fait construire "de beaux et somptueux édifices". Il s'agit des deux ailes en retour du château-vieux.

 

8 août 1543 : Antoine Sanguin devient grand aumônier de France.

 

5 juillet 1546 : le premier président de la Cour des Aydes, Luillier, et le maître des comptes, Viole, viennent au château à l’effet d’estimer la valeur de propriétés privées attenantes au château, en vue de permettre la création d’un jardin. 


19 octobre (décembre pour Paul Biver) 1552 : Le cardinal de Lorraine, archevêque de Reims, duc de Guise, achète le château à la duchesse d’Etampes.


28 décembre 1552 : lettre du Cardinal de Lorraine adressé à sa belle-soeur Anne d'Este :

"J'ay esté à Meudon tandis que j'estoys à Paris et je vous supplie vous asseurer que la maison estant achevée comme elle se peult aisément y adjoutant certaines petites invantions que je y ait pansées et nos testes de et marbres qui sont à Paris, elle est pour ne recognoistre gueres d'aultres plus belles maisons de ce Royaulme ni plus santantes ung grand prince. J’espère, avant Quaresme prenant, y tenir et vous et vostre mari et vous verrez si je suis bon profette et s’il y a faulte, reprochez le moy… ».

 

29 décembre 1552 : facture précisant que le sculpteur Leroux, dit Picard, travaille au château, soit pour y substituer les armes et devises du cardinal à ceux des anciens propriétaires, soit pour des travaux concernant la grotte.

 

8 janvier 1553 : Me Augustin de Thou, avocat au parlement de Paris, prend possession des terres et château de Meudon au nom du Cardinal.


Vers 1556 : Ronsard, dans sa troisième églogue, célèbre le caractère "à l'antique" de la grotte.


1er janvier 1558 : marché de nivellement d’une butte de terre passé entre Primatice et Nicolas Delisle, maître maçon. (AN M C LXVIII, 23)


7 mai 1559 : marché de maçonnerie pour la construction d'un pavillon de la grotte de Meudon, signé par les maçons Louis et François Lerambert, lesquels s'engagent à terminer l'un des deux pavillons latéraux, et à commençer le second.

 

29 novembre 1559 : lettre de Jean Nicot, sieur de Villemain, ambassadeur de France à Lisbonne prévenant le cardinal d’un envoi de douze cents pieds de marbre à destination de Meudon.

 

10 janvier 1565 : Lettre de Montmorency à Jeanne d’Albret : « Il [le cardinal de Lorraine] partit mercredy matin à deux heures avant le jour avec des lanternes et se retira à Meudon, où et partout ailleurs où il sera en mon gouvernement, il ne lui sera souffert faire chose qui ne se doive pour faire obéir le Roy et révérer ses ministres, chacun selon son regard ».


1er mai 1568 : marché précisant que deux maîtres maçons s'engagent à tailler et à mettre en place quatre colonnes destinées à la partie centrale du portique de gauche. (il s'agit des quatres colonnes installées de part et d'autre de l'arche centrale de la galerie de pierre de l'aile Est). Les quatre colonnes symétriques, concernant l'aile Ouest ne seront installées qu'à partir de 1571, sur les dessins du Primatice.


1568 : Dans les Vite, Giorgio Vasari s'enthousiasme pour la Grotte de Meudon : "A Meudon, pour le cardinal de Lorraine, Primatice a exécuté de nombreuses décorations dans son grand palais appelé La Grotte, d'une ampleur si extraordinaire qu'il rappelle les thermes antiques, en raison du nombre infini et de la grandeur de ses galeries, escaliers, appartements publics et privés".


2 juillet 1572 :
Charles IX est à Meudon. « Extraict du plaidoyé pour la souveraineté du Roy au duché de Bar par Monsieur Marion..., faict au Conseil privé du Roy tenu à Meudon, l'an 1572, le 2 juillet » Bibliothèque Mazarine. Ms Godefroy 333 / Fol. 338



26 décembre 1574 : mort du Cardinal de Lorraine en Avignon. Les travaux de la grotte ne sont pas achevés.

 

1er août 1589 : C’est à Meudon que le futur Henri IV apprend l’assassinat du roi Henri III par Jacques Clément. Le roi mourra le lendemain 2 août.


XVII° siècle :


1604 : La mère du duc de Guise est marraine d’une cloche de l’église de Meudon.


24 juillet 1605 : Célébration au sein de la chapelle du Château-Vieux de Meudon du mariage de François de Bourbon, prince de Conti (1558-1614) avec Louise Marguerite de Lorraine (1588-1631). 
 

1618 : Le duc de Lorraine charge son architecte, Gabriel Soulignac, de modifier le château et d’étendre les jardins. (voir le mémoire du 27 juillet 1618, AN, MC, XXIV, 132)

 

1623 : Le duc de Lorraine fait achever la Grotte : Soulignac construit la terrasse qui passe devant la grotte et un escalier. (AN, MC, CXV, 45, 17 mars 1623)

 

1639 : Le Père du Breul, dans son Théâtre des Antiquités de Paris, vante les « perrons et tournelles » de Meudon. « Le jardin est médiocrement grand, fait en parterre, bordures, allees nues & enuironné des alees couuertes de beaux arbres, auec balustres ».

 

18 mai 1643 : Bénédiction par l’archevêque de Paris de l’union de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, avec Marguerite de Lorraine, en la chapelle du château vieux.

 

1649 : Le Grand Condé, à la tête de l’armée royale, s’empare de Charenton, Saint-Denis, Saint-Cloud et de Meudon. Le château est livré au pillage, représailles contre les princes lorrains qui, tous, avaient embrassé le parti de la Fronde.

 

ABEL SERVIEN
 

12 septembre 1654 : Echange du domaine par le duc de Guise au profit d’Abel Servien, « surintendant des Finances ». L’acte parle de « la Baronie de Meudon ».

 

Octobre et novembre 1654 : Création, à Anvers, du  célèbre bateau commandé par Abel Servien

 

Juillet 1656 : autorisation d’enclore le domaine.

 

31 août 1657 : lettres patentes « portant permission d’estendre le parc de Meudon, l’enfermer de murailles, encore que les héritages acquis soient dans le voisinage des plaisirs de Sa Majesté ».

 

30 septembre 1657 : visite de MM. de Laeke de Villiers, deux jeunes Hollandais, qui laissent une relation de leur voyage dans la capitale.


Entre 1654 et 1659 : travaux de Le Vau à Meudon. En 1657, la construction du grand escalier du pavillon central serait achevée, mais les travaux n’étaient pas achevés puisque la même année, on accumule encore les remblais de la terrasse. Il reprend la façade sur le parterre, et l’ensemble du pavillon central, coiffé d’un comble surélevé, la « calotte » de Meudon.

 

1658 : Nicolas Legendre sculpte d’après Sarrazin les enfants au-dessus de l’entrée.

 

17 février 1659 : mort d’Abel Servien en son Château de Meudon. Son fils aîné, Louis-François Servien, marquis de Sablé, hérite du domaine, qu’il conservera durant vingt ans, sans pouvoir entreprendre de grandes dépenses. C’est que son père le Surintendant aurait laissé pour 1.600.000 livres de dettes.

 

LOUIS-FRANCOIS SERVIEN 
MARQUIS DE SABLE


 

1er novembre 1661 : naissance du Dauphin, à Fontainebleau, que le Roi titre ex nihilo « Monseigneur ».


2 août 1665 : Le Cavalier Bernin vient visiter Meudon. Il critique le château, comme il a critiqué l’ensemble des bâtiments qu’il a pu voir en France.

 

21 avril 1673 : Nomination, par le Roi, d’Israel Sylvestre en qualité de « Maître à dessiner de Monseigneur le Dauphin »


1678 : visite de l'Académie d’Architecture à Meudon, qui constate : « Ce qui a esté fait de neuf au château du côté du jardin du temps de M. Servien est fort ruiné, principalement la corniche du pavillon du milieu ». (P. V. I. 193)
 


LOUVOIS



31 octobre 1679 : Le marquis de Sablé, fils de Servien, vend le domaine à François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois, moyennant 400.000 livres. L’acte est dressé par les notaires maîtres Thibert et Gallois.


15 janvier 1680 : Simon Pipault passe un marché pour se faire livrer 500 tonneaux de pierre de trossy et Saint-Leu ainsi que 60 de vergelé "le plus pres que faire se pourra pour estre voiturée et employée par led. Pipault au chasteau de Meudon pour les bastimens que Mgr le marquis de Louvois a resolu de faire construire cette année".


27 janvier 1680 : marché de menuiserie qui prévoie pour la fin de juin une réfection générale des croisées, de nouveaux lambris et des parquets

 

7 mars 1680 : mariage à Châlons-sur-Marne de Monseigneur avec Marie-Anne-Christine-Victoire-Josèfe-Bénédicte de Bavière, qui devient Dauphine de France.


22 juillet 1680 : marché de peinture de plafonds, à commencer "à mesure que les ouvrages de menuiserie et maçonnerie s'acheveront".


9 décembre 1680 : Louvois demande à Mansart de modifier la chapelle, établie alors dans le pavillon du bout de l'aile droite, en particulier d'"enfermer l'autel dans le mur de manière qu'il prenne moins de place".


4 décembre 1680 : marché pour le ragrément général des anciennes maçonneries, pour en rafraîchir les appareils de pierre ou de brique de manière que les parties neuves s'y intègrent sans discordance.

 

Vers 1680-1681 : Louvois demande à Le Nostre d’agrandir les jardins. Ce dernier achèvera ainsi la « Grande Perspective », par la création du tapis vert, ainsi que de l’avenue d’accès au château.

 

Juillet 1681 : La reine Marie-Thérèse vient visiter Meudon, où « Mr de Louvoys eut l’honneur de [la] servir » (d’après le Mercure Galant de juillet 1681).

 

6 août 1682 : naissance à Versailles du duc de Bourgogne, premier fils de Monseigneur et premier petit-fils du Roi.

 

1682 : Acquisition par Louvois de l’hôtel de Claude De Guénégaud. Celui-ci prendra le nom d’ « Hôtel Courtin » en 1685, quand le ministre en donnera la jouissance à son ami intime honoré Courtin de Chantereine, conseille d’Etat, ancien intendant de Picardie et ambassadeur de France. (Le diplomate y vécut jusqu’en 1703).

 

19 décembre 1683 : naissance à Versailles du duc d’Anjou, deuxième fils de Monseigneur et petit-fils du Roi.

 

2 mai 1684 : lettre de Louvois à Hardouin-Mansart : « je vous remercie du soin que vous avez pris d’aller faire un tour à Meudon et de donner vos avis sur ce que l’on y fait ».

 

17 août 1684 : Grande fête à Meudon, préparée en l’honneur de Monsieur, frère du roi, et de Madame, son épouse.

 

Lundi 2 juillet 1685 : Le Roi, le Dauphin, la Dauphine, Monsieur et Madame, « accompagnez de la plus grande partie des Princes et des Seigneurs de la Cour », vont à Meudon où Louvois traite le Roi et toute la Cour « avec beaucoup de magnificence ». Il fut donné « une magnifique collation, pendant laquelle tous les violons et hautbois de l’Opéra jouèrent des airs de la composition de Lully » (…) « Mais M. de Louvois eut le chargin de voir qu’il plut pendant tout le temps que le Roi fut chez lui »


1686 : réception donnée à Meudon, en l'honneur de la visite des ambassadeurs de Siam, qui découvrent tant les jardins que le château. (Louvois est à Maintenon avec le Roi).

 

31 juillet 1686 : naissance à Versailles du duc de Berry, troisième et dernier fils de Monseigneur et petit-fils du Roi.


Juillet et août 1687 : l'architecte suédois Nicolas Tessin visite Meudon en compagnie d'Israel Sylvestre, lequel réalise le dessin : "veue du chateau de Meudon du coté du village de Fleury".

 

1688 : Brouille définitive entre Louvois et Le Nostre, d’après Saint-Simon.

 

25 août 1689 : Louvois reçoit Monsieur à dîner, à Meudon, et après le repas, il y a grand jeu.

 

14 septembre 1689 : « M. le marquis d’Huxelles est arrivé [de Mayence] et est allé à Meudon voir M. de Louvois »

 

20 avril 1690 : mort à Versailles de la Dauphine, épouse de Monseigneur, âgée de 29 ans.

 

29 juin 1691 : « Monseigneur alla se promener à Meudon avec madame la princesse de Conty ; ils firent collation au château, et se promenèrent longtemps dans le parc et dans les jardins ». Dangeau.


Lundi 16 juillet 1691 : mort de Louvois à Versailles.

 

MADAME DE LOUVOIS
 

6 février 1692 : naissance de Charlotte Raisin (1692-1757), fille naturelle présumée que Monseigneur a eut de la comédienne Françoise Pitel de Longchamp.

 

6 avril 1693 : mort de la Grande Mademoiselle, qui lègue le château de Choisy à Monseigneur, à l’exclusion du mobilier. Le 12 avril, Monseigneur y fait son premier séjour.

 

21 avril 1693 : Monseigneur achète « beaucoup de petits meubles pour Choisy » chez des marchands parisiens. La plupart de ces meubles seront, deux ans plus tard, installés à Meudon.

 

14 octobre 1694 : naissance à Courtomer (Orne) de Louise Emilie de Vaudetar, fille naturelle présumée de Monseigneur et de Louise Victoire de Caumont, marquise du Roure

 



MONSEIGNEUR


Mercredi 1er juin 1695 : Louis XIV conclut avec Anne de Souvré, la veuve de Louvois et son fils, le marquis de Barbézieux, l'achat de Meudon contre le château de Choisy et une soulte. Meudon est estimé à 500.000 francs, Choisy 100.000 francs, la soulte étant donc de 400.000 francs. Le contrat sera signé deux semaines plus tard.

 


Vendredi 3 juin 1695 : Le roi et Monseigneur se rendent à Meudon. « Ils sont très contents et l’ont encore trouvé plus beau qu’ils ne pensaient » (Dangeau). Le Roi a déclaré « qu’il avoit mis Meudon sur l’état des maisons royales et que le surintendant des bâtiments en auroit soin » (Saint-Simon). Le Nostre est présent à la promenade : « Il y a longtemps, Sire, que je vous souhaite Meudon ; je suis ravi que vous l’ayez ; mais je serois fâché que vous l’eussiez eu plus tôt, car il ne l’auroient pas fait si beau » (Dangeau).

 

16 juin 1695 : par contrat passé devant les notaires Mouffle et Caillet, Mme de Louvois cède à Monseigneur la seigneurie de Meudon et les terres qui lui ont été échues par le partage fait entre elle et ses enfants et qui lui avaient été comptées 500.000 livres, moyennant quoi le prince lui donne le château de Choisy et les fiefs des Lignières et de Saint-Maure-des-Fossés, qui lui avaient été légués par Mlle d’Orléans, duchesse de Montpensier, par son testament olographe du 27 février 1685, déposé chez Me Levasseur, notaire à Paris, le 6 avril 1693, moyennant un retour de 400.000 livres, et à la charge que Monseigneur laisserait Honoré Courtin jouir de sa maison. Mme de Louvois se réserve, comme n’étant pas compris dans cet échange, le grand et le petit Vélizy, l’Hôtel-Dieu de Villacoublay, la ferme de Grange-Dame-Rose, qui lui appartenaient par ce partage, plus cent arpents hors du parc, dépendant de Trivaux, et le clos de la Seigneurerie.

 

21 juin 1695 : Monseigneur vient dîner à Meudon, où « il a réglé tous les logements pour la maison royale. Madame de Louvois fait emporter les statues qui étoient dans les jardins et dans la maison qui n’étoient pas comprises dans le marché. » (Dangeau).

 

22 juin 1695 : Doublet, tapissier du roi, fait partir de Choisy pour Meudon le riche mobilier créé pour Monseigneur l’hiver précédent.

 

Samedi 2 juillet 1695 : pour la première fois, Monseigneur couche à Meudon, dans le Grand Appartement Frais, au rez-de-chaussée de l’aile Est. (Dangeau)

 

Mardi 26 juillet 1695 : Grande collation en présence du Roi, de Monseigneur, du roi et de la reine d’Angleterre, et des dames amenées par le dauphin.

 

6 septembre 1695 : Michel Thomassin de Joyeux, valet de chambre du Dauphin et nouveau gouverneur de Meudon, reconnaît avoir reçu tous les titres de propriété du domaine.

 

11 novembre 1695 : Fête religieuse en l’honneur de la Saint Martin. A cette occasion, Monseigneur « ordonna que l’Eglise [du village], qui est considérablement grande, fust tendüe haut et bas des Tapisseries de la Couronne. »

 

5 décembre 1695 : Par arrêt du Conseil, le roi nomme des commissaires auxquels il donne pouvoir d’acquérir en son nom les terres de Chaville, Viroflay, Villacoublay et Ursine, avec faculté d’en faire donation entre vifs, au nom du Roi, au Dauphin.

 

7 décembre 1695 : « Monseigneur ne sortit point du château de Meudon » (Dangeau). C’est que le Dauphin montre à madame la duchesse de Chartres et madame la Duchesse son Entresol à peine achevé.


8 et 11 décembre 1695 : acte de vente par Mme la Chancelière au profit du Roi des terres de Chaville, Viroflay, Villacoublay. Dans le même acte, donation du Roi au profit de  Monseigneur.

 

19 décembre 1695 : vente par l’abbé de Louvois au profit du Roi de la terre d’Ursine. Dans le même acte, donation du Roi au profit de  Monseigneur.

 

21 décembre 1695 : naissance, à Meudon, d’Anne Louise de Fleury, fille naturelle présumée de Monseigneur et de Françoise Pitel de Lonchamp, dite la Raisin


29 décembre 1695 : le roi annonce aux courtisans qu'il a « acheté la maison et le parc de Châville pour en faire présent à Monseigneur, qui va faire abattre la muraille qui séparoit le parc de Châville de celui de Meudon. Le roi donne à madame la chancelière le Tellier et à sa famille 650.000 frances payables en quatre termes, un an après la paix » (Dangeau)

 

Janvier 1696 : lettres patentes qui confirment la vente de Chaville, Viroflay, Villacoublay, et Ursine ; registrées au Parlement le 21 janvier 1696. On démoli le mur de séparation entre Chaville et Meudon durant cette période.


10 janvier 1696 : première visite de Monseigneur à Chaville : « Il trouva la maison très petite et les jardins parfaitement beaux ; il fera meubler quelques chambres pour pouvoir y venir quelquefois faire collation. Joyeux sera capitaine de Châville comme de Meudon » (d’après Dangeau)

 

12 janvier 1696 : « le roi s’est promené à Châville avec Monseigneur ; il ne croit pas que cette acquisition-là fût nécessaire à Meudon ; mais il l’a faite pour faire plaisir à Monseigneur, qui trouve le parc et les jardins de Châville plus beaux que le roi ne les trouve ». (Dangeau)

 

8 mai 1696 : dans la petite chapelle du château, François de Clermont-Tonnerre, aumônier de la Reine, évêque de Langres, baptise Louis, fils de Jean Hassassin, sieur de Longwy, concierge du palais, et de Louise Bonnet. Le parrain est Monseigneur et la marraine la princesse de Conti. A cette époque, le Frosne, architecte, était contrôleur de Meudon, et le prince avait à Villebon une chapelle dans laquelle l’archevêque de Paris permit de célébrer la messe et où il put aller les matins de chasse.

Le même jour, Monseigneur, toujours accompagné de la princesse de Conti, rend visite au chevalier de Nogent, qui habite le village de Meudon. 

 

29 juin 1696 : « Le roi fait ici beaucoup de changements dans les jardins bas, qui les embelliront extrêmement » (Dangeau).

 

1er juillet 1696 : « Le roi fait faire ici un canal qui terminera les jardins bas ». (Dangeau)

 

Début juillet 1696 : Les nouvelles chambres de la Cour des Offices et de la grotte sont occupées.

 

16 janvier 1697 : François de Mailly, aumônier du Roi, baptise, dans la petite chapelle du Château, le fils de Claude Miette, sieur de Longepierre, contrôleur des domaines octroyés aux fortifications de Paris ; l’enfant est tenu sur les fonts par le Dauphin et par la princesse de Conti.

 

18 janvier 1697 : « Il y eut grand jeu à Meudon » (Dangeau).

 

Hiver 1697  : Monseigneur fait chanter à Meudon « le petit opéra nouveau du jeune lully », en présence de la princesse de Conti, de la princesse d’Espinoy, la comtesse et Mlle de Lisbonne, Mlle de Melun et la marquise de Villequier.

 

18 février 1697 : « le roi, après son souper, se trouva seul avec M. du Maine, parce que Monseigneur, Monsieur et les princes sont tous à Meudon ou à Paris ».

 

22 avril 1697 : Jean Hassassin de Longwy, étant devenu veuf, se remaria, le 22 avril 1697, avec Marguerite Robinot, fille d’Antoine Robinot, juré mouleur de bois à Paris, et de Marguerite Crespy, demeurant Montagne-Saint-Geneviève. Le contrat est honoré de la signature de Monseigneur, de Joyeux, de Dumont, etc.

 

5 juillet 1697 : le marquis de Ferreo, ambassadeur de Savoie, est reçu à Meudon par le Roi et par Monseigneur.

 

30 juillet 1697 : François de Vaubécourt-Haussonville, aumônier du Roi, baptise le fils de Louis Douceur, concierge du château, présenté par Monseigneur et la princesse de Conti.

 

6 septembre 1697 : Le Prévôt des Marchands et les Echevins portent au Roi, à Meudon, suivant le testament du duc de la Feuillade, une médaille d’or représentant la statue de la place des Victoires. En effet, la ville de Paris fait frapper une médaille tous les cinq ans, et le 5 septembre, date anniversaire de la naissance du roi.

 

Hiver 1698 : Le roi achète pour les jardins de Meudon une collection de 87.000 tulipes, 800 tubéreuses, 400 lis blancs, 83.000 narcisses printanniers, 58 boisseaux de narcisses blancs, des pieds de giroflée double etc. Monseigneur fait planter 8.000 marronniers dans les allées de Meudon.

 

Mai 1698 : Saint-Simon est pris d’indignation en voyant dans une tapisserie placée à Meudon les contes de Soissons et d’Harcourt représentés couverts.

 

Juin 1698 : On saisit une bande de faux sauniers qui se cachaient dans les communs du château.

 

8 juillet 1698 : Monseigneur et la princesse de Conti tiennent sur les fonts Louis, fils de Louis de Melun, prince d’Epinoy, et d’Elisabeth de Lorraine.

 

28 juillet 1698 : Saint-Simon place la scène scandaleuse qui eut lieu entre le prince de Conti et le Grand Prieur.

 

1698 : Le sculpteur Bertin supprime le pavement de marbre de la Galerie, qui est remplacé par un parquet.


1699 : rédaction du Traité des Eaux de Meudon, par Nyon, « inspecteur à Chaville ».

 

1699 : le duc et la duchesse de Lorraine viennent visiter Meudon, où « Monsieur », frère du Roi et oncle de Monseigneur, les mena.

 

17 janvier 1699 : « Mémoire de ce que Monseigneur a Reiglé a Meudon le 17e janvier 1699 ».


13 février 1699 : marché d'un pont dormant à bâtir à l'entrée de la cour sur les dessins de Mansart, en remplacement de l'ancien pont-levis de charpente.


21 mars 1699 : baptême de Marie-Louise, fille de Jean Donneau de Vizé et de Catherine Le Hongre, demeurant aux Galeries du Louvre. Le parrain est Monseigneur et la marraine, la princesse de Conti.

 

1er mai 1699 : Monseigneur ordonne à Hardouin-Mansart d’importants travaux. Le travail consiste à « démolir le pavillon du milieu de l’aile regardant Paris, et le bâtiment a refaire a la place, de fond en comble ». Le coût est estimé à 60.000 livres. Le Pavillon Renaissance de l’Aile Est est démoli.

 

3 mai 1699 : Le roi paye une partie des dettes de Monseigneur. En outre, le roi, qui ne donnait que 1500 pistoles par mois à son fils, augmente la somme à 50.000 francs.

 

août 1699 : visite à Meudon des Etats du Languedoc

 

septembre 1699 : visite à Meudon du marquis Centurione, envoyé de Gênes, et du marquis de Lenoncourt, envoyé de Lorraine.


13 septembre 1699 : marché pour un nouveau "balcon de fer" à placer sur l'avant-corps "du côté de Paris"

 

vers 1700 ? : Monseigneur augmente les appartements du château et y employe 200 ouvriers. En outre, Monseigneur fonde dans le village un hospice de dix lits, établit une communauté de quatre sœurs pour prendre soin des malades, avec une pension pour elles ; la chapelle est desservie par les Capucins.

 

Hiver 1700 : nombreuses fêtes à la Cour. Monseigneur donne des bals très brillants. « Ce ne sont que voyages à Meudon, » dit Coulanges.


12 septembre 1700 : devis pour la création d'une nouvelle chapelle, avec ordre d'en passer aussitôt le marché afin que la construction pût se faire dans l'année suivante.

 

16 novembre 1700 : Philippe V vient à Meudon saluer Monseigneur, son père, avant de partir pour l’Espagne. « Il [Monseigneur] croyoit que jamais homme ne s’étoit trouvé en état de pouvoir dire comme lui : le Roi mon père et le Roi mon fils » (Dangeau).

 

1700 : Monseigneur commande plusieurs dessus-de-porte pour son Grand Appartement du premier étage du Château Vieux, à Charles de La Fosse, Jean Jouvenet, Louis et Bon Boullogne, et Antoine Coypel.

 

XVIII° siècle :
 

19 mars 1701 : Monseigneur est victime d’une attaque d’apoplexie à Versailles. Il en réchappe par miracle.

 

Avril 1701 : Monseigneur fait transformer en chambre les cabinets de la grotte


1er juin 1701 : « Le roi, sur les quatre heures, alla à Meudon, où il se promena avec Monseigneur jusqu’à la nuit ; il conseille à Monseigneur d’y faire plusieurs embellissements nouveaux, dont il lui en a donné les dessins et dont il fera la dépense ». (Dangeau) Il s’agit des projets de création de la Chapelle, de transformation de la Cour des Offices, et d’agrandissement des Ecuries à l’entrée du domaine.

 

9 juin 1701 : Mort de Monsieur à Saint-Cloud, oncle de Monseigneur.

 

5 juillet 1701 : « Le roi propose de joindre les deux parcs de Meudon et de Chaville, ou de ne les laisser séparés que par un fossé et d’en abattre la muraille qui sépare les parcs ».

 

Eté 1701 ? : rédaction de la "Manière de Montrer Meudon" par Louis XIV ou Monseigneur

 

13 novembre 1701 : marché de construction d'une grande écurie double et d'un corps de garde que Mansart fait élever à droite de l'avenue d'accès, juste avant l'avant-cour.

 

1702 : Monseigneur fait élever la grande porte du chemin neuf au-dessous des corps de garde et le logement du Suisse a côté ». La porte subsiste aujourd’hui, mais les armes du dauphin ont été détruites.

 

5 au 12 septembre 1702 : séjour de Monseigneur à Meudon, avant de partir pour Fontainebleau. Il donne des ordres pour l’achèvement des travaux durant son absence.

 

5 octobre 1702 : « Mémoire des Ouvrages à faire en la dépendances des Châteaux de Meudon et Chaville pendant le voyage de Fontainebleau et le restant de la présente année 1702 » 


Octobre 1702 : achèvement de la Chapelle, des appartements de l'Aile des Marronniers, et des nouveaux communs.

 

26 octobre 1702 : Monseigneur revient de Fontainebleau et découvre ses nouveaux bâtiments achevés.

 

8 novembre 1702 : Liste de « logement du chasteau de Meudon » (conservée à la BNF)

 

14 novembre 1702 : Le Roi vient visiter les nouveaux bâtiments élevés par Mansart, d’abord les écuries commencées en 1701, puis la chapelle où l’on travaillait depuis 1700.

 

23 novembre 1702 : ordre autographe de Monseigneur, concernant Hardouin-Mansart qui « fera avancer par le tresorier des Bastiments la somme de cent mille livres pour estre emploiée aux bastiments que [le Dauphin] fait faire à Meudon ».

 

1703 : au cours de l’année, visite du duc de Bavière et du duc de Mantoue (juin 1703 ou 1704 ?) voir le Mercure Galant

 

1703 : Louis Silvestre, fils du dessinateur Israel Silvestre, et filleul de Monseigneur, dédit à ce dernier une gravure du Château de Meudon prise sur les hauteurs du Vertugadin

 

17 mars 1703 : l’Académie des inscriptions et médailles tient à Meudon sa séance publique. Il s’y trouve le coadjuteur de Strasbourg, le Père de la Chaise, le duc d’Aumont, etc. on y lit la Description de la maison royale de Meudon, en vers latins, par l’abbé Boutard, plus tard traduite en français par l’abbé Jarry. L’abbé de Caumartin, président de l’Académie, dit qu’on croyait, en entendant cette description, se promener avec Horace dans les jardins d’Auguste.

 

14 avril 1703 : Le Roi passa sur la terrasse la revue de ses gendarmes et de ses chevau-légers, qui étaient habillés de neuf.

 

4 septembre 1703 : « on commença hier à Meudon à ouvrir le prétendu trésor ; l’invalide persiste et ne varie point dans tous ses écrits » «(Dangeau). Les recherches d’un prétendu trésor laissé par Louvois se poursuivent, et Dangeau note le 15 septembre suivant : « on creuse toujours à Meudon pour le prétendu trésor ; l’invalide persiste ; cependant on n’est pas persuadé qu’on y trouve rien. »

 

5 décembre 1703 : Liste de « logement du chasteau de Meudon » (conservée à la BNF)

 

25 juin 1704 : naissance du duc de Bretagne, premier petit-fils de Monseigneur, et premier arrière-petit-fils du roi.

 

27 août 1704 : dans la soirée, illumination à l’extérieur du château en présence de toute la Cour, pour célébrer la naissance du duc de Bretagne.

 

28 août 1704 : feu d’artifice tiré de Paris en l’honneur de la naissance du duc de Bretagne. Le soir, le roi « vit chez madame de Maintenon le feu que la ville de Paris donnait à madame la duchesse de Bourgogne devant les galeries du Louvre sur l’eau ».

 

Janvier 1706 : Fête donnée à Meudon au roi Jacques III (d’après Le Mercure).

 

22 avril 1706 : Thomas de Joyeux, gouverneur de Meudon et Chaville, étant mort, Monseigneur donne sa succession à Dumont de Gaureau, à qui le Roi accorde 20,000 livres de gages.


21 mai 1706 : « Le Roi travailla le matin avec Mansart, qui lui montra les plans des bâtiments que S. M. veut faire à Meudon à l'endroit où est la grotte" (Dangeau). Il s’agit des projets du Château Neuf.

 

Fin de l’été 1706 : visite à Meudon de Joseph-Clément de Bavière, électeur de Cologne, détrôné par le parti impérial, qui est le beau-frère de Monseigneur. Il vient en France incognito sous le nom du marquis de Franchimont. Un grand dîner lui est offert, après lequel Monseigneur le promène dans ses jardins. (Mercure galant d’octobre 1706).

 

4 septembre 1706 : Les ouvriers, après avoir travaillé deux semaines, ont achevé de démolir « les trois pavillons de la grotte du château de Meudon".

 

18 septembre 1706 : les ouvriers, après avoir travaillé deux semaines, ont fini de « transporter les démolitions qui étoient en magasin à la grotte de Meudon, dans la maison de M. Courtin »

 

Automne 1706 : les travaux de jonction des parcs de Meudon et de Chaville sont achevés.

 

1707 : Enlèvement, par le parti ennemi commandé par le colonel Van Growestein, de Monsieur le Premier, dont le carosse, portant la livrée du roi, avait été pris pour celui de Monseigneur.

 

Du 24 novembre au 1er décembre 1707 : liste de « logements du chasteau de Meudon du 24 novembre 1707, jusques au 1er décembre en suivant » (AN O1 1521).

 

13 avril 1708 : Marie-Thérèse Vallon, fille de Michel Vallon de Boisroger, économe des fermes de Monseigneur et de Françoise Durand, eut pour parrain Hyacinthe de Gaureau-Dumont, gouverneur du château, et pour marraine Marie-Anne Bouvard.


11 mai 1708 : mort de Hardouin-Mansart à Marly. Robert de Cotte, devenu premier architecte du Roi, poursuit le chantier du château Neuf.  

 

1708 : Mme de Saint-Simon fait visite à Monseigneur, qui la reçoit sous les marronniers.


avril 1709 : la décoration intérieure du Château Neuf est achevée.

 

3 au 10 avril 1709 : Durant ce « Meudon » se décide la disgrâce du duc de Vendôme.

 

23 mai 1709 : Monseigneur « invite » Chamillart à visiter le Château Neuf. Il profite du tête-à-tête avec le ministre pour lui faire les reproches les plus violents sur sa politique.  


5 juin 1709 : "Observations de la pesanteur de l'atmosphère faites au château de Meudon avec le baromètre double de M. Hugens, par M. de La Hire", publié dans les Mémoires de l'Académie Royale des Sciences, année 1709, p. 176 à 184. Repris dans le manuscrit Ms 4358 de la Bibliothèque Mazarine. Cette expérience a lieu en présence de "Monsieur l'abbé de Louvois", qui retrouve ainsi le château de son père, qu'il avait connu dans son enfance !

 

4 juillet 1709 : « Monseigneur est établi dans son nouveau château »

 

1709-1710 : Nicolas Bailly procède à l’ « Inventaire des tableaux du Roy ». A cet effet, il se rend notamment à Meudon et Chaville.

 

9 avril 1711 : première faiblesse de Monseigneur à Meudon.

 

Samedi 11 avril 1711 : la petite vérole se déclare le matin.


14 avril 1711 : Le matin, tout danger paraît conjuré.  Mais le soir, vers 23 h 30, mort de Monseigneur au rez-de-chaussée du Château-vieux, dans la chambre de son Grand Appartement Frais, dont la vue donne sur Paris. Le château et la seigneurie de Meudon échoient au duc de Bourgogne, par droit d’aînesse, avec, suivant la volonté de Louis XIV, « les pierres de couleur, parce que la couronne en avait peu ». Meudon revient au duc de Bourgogne, nouveau Dauphin, en tant que fils aîné de Monseigneur.



LE DUC DE BOURGOGNE,
NOUVEAU DAUPHIN DE FRANCE

 

Jeudi 16 avril 1711 : inhumation de Monseigneur. Contrairement à la coutume, le corps n’est ni ouvert ni embaumé.

 

17 avril 1711 : le marquis de Sourches précise « qu’on démeublait Meudon entièrement et qu’on en portait tous les meubles au garde-meuble du Roi ».

 

9 juillet 1711 : le roi fait vendre à Marly une partie des objets précieux de Monseigneur pour éteindre ses dettes.

 

18 février 1712 : mort du duc de Bourgogne, à Marly, qui était devenu Dauphin à la mort de Monseigneur. Il n’était pas allé à Meudon depuis la mort de son père.



LOUIS XIV
 

1712 : Le château de Meudon, par ordre de Louis XIV, devient maison royale.

 

1er septembre 1715 : mort de Louis XIV à Versailles.

 

 LOUIS XV

17 mai 1717 (et non pas le 19 mai a priori - voir le Journal de la Régence de Jean Buvat, au 19 mai 1717)  : Pierre le Grand, accompagné du prince Rakoczy et du maréchal de Tessé, visite le château et se promène à cheval dans les jardins.

C'est le jour de l'anecdote suivante :
"Le lendemain des fêtes de la Pentecôte [donc le 17 mai 1717, jour de l'arrestation de Voltaire], le Czar passa par les Invalides en revenant du château de Meudon, où l'on disait que l'envie lui ayant pris d'aller à la selle, et étant sur une chaise percée, il demanda du papier au valet qui la lui avait apportée ; lequel n'en ayant point à lui donner, ce prince se servit d'un écu de cent sols pour y suppléer, et le présenta ensuite au valet qui s'excusa de le recevoir parce que le concierge lui avait fait défense de rien prendre de personne ; ce que voyant le Czar, après lui avoir dit plusieurs fois de le prendre, il le jeta plein de vilainie par terre. Le concierge ayant ouï le récit du valet, lui dit en riant de bon coeur : "Va, va quant tu auras lavé cet écut, il sera aussi bon qu'un autre : je suis bien aise que le papier t'ait manqué pour profiter de cet écu, pour te donner moyen de boire à la santé du prince avec tes camarades". Journal de la Régence, Jean Buvat. 


16 mai 1718 : Mme de Ventadour fait tirer un feu d’artifice pour Louis XV, qui séjournera tout l’été à Meudon, deux ou trois fois par semaine.

 

6 juin 1718 : Nouveau feu d’artifice tiré en l’honneur du roi.

 
 

LA DUCHESSE DE BERRY
FILLE DU REGENT

 

 

30 octobre 1718 : La duchesse de Berry, fille du régent, et tante du jeune Louis XV, obtient l’échange du château d’Amboise contre Meudon. Elle en donne le gouvernement à Rion, qui en prend possession le lendemain, 31 octobre, et Du Mont conserva néanmoins ses appointements.

 

2 novembre 1718 : La duchesse de Berry vient à Meudon pour faire le choix des appartements.

 

8 février et 24 mars 1719 : le Régent vient dîner à Meudon.

 

Du 12 avril  au 14 mai 1719 : convalescence de la duchesse de Berry à Meudon

 

21 juillet 1719 : mort à minuit de la duchesse de Berry au pavillon de la Muette. (Dangeau)
 

22 juillet 1719 : quelques heures après sa mort, les scellés sont apposés aux châteaux de La Muette, Meudon et au Luxembourg, propriétés de la duchesse de Berry.
 

22 août 1719 : Saint-Simon quitte le Régent et se retire au Château Neuf.

 

Nuit du 15 au 16 juin 1722 : Célébration à Meudon du mariage de la fille de Saint-Simon, Charlotte de Saint-Simon avec le prince de Chimay. La bénédiction est donnée par l’abbé Languet de Gercy, curé de Saint-Sulpice.

 

27 septembre 1722 : A la demande du jeune roi, le Maréchal de Villars vient à Meudon voir le fortin construit pour Louis XV, qui « lui parla souvent de son fort et le mena à toutes les attaques ».
 

1er avril 1723  : "Le Roy s'alla promener à Meudon, parcourut les appartemens du Château, & donna quelques ordres pour le séjour que S. M. doit y aller faire" (Mercure, avril 1723, p. 813).
 

Séjour du 4 juin au 13 août 1723 : Louis XV, l’ « Infante Reine », le Régent et la Cour s’installent à Meudon pour un mois, le temps de remettre Versailles en état de loger les jeunes souverains. Le 10 août, le cardinal Dubois meurt à Versailles. « Dès qu’il fut mort, M. le duc d’Orléans retourna à Meudon apprendre au roi cette nouvelle, qui le pria de se charger de toute la conduite des affaires, le déclara premier ministre, et en reçut le serment le lendemain ».

 

1723 : Pierre Martin le Jeune peint pour le roi « Une veue de Meudon en perspective qui comprend tout le parc et le château, Monseigneur y entrant ».

 

14 décembre 1725 : La jeune reine Marie Leczinska, qui a épousé Louis XV le 4 septembre 1725, vient visiter Meudon pour la première fois.

 

 

MEUDON,
DOMAINE DE LA COURONNE

 

 

Septembre 1726 : un Edit réunit Meudon au domaine de la couronne avec les terres qui en dépendent, exception faite du château et parc de Chaville, et château et ferme de Villacoublay. A cette occasion, les armes des Le Tellier – d’azur, à trois lézards d’argent posés en pal, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or – qui se trouvaient toujours en place au sein du fronton central, sont effacées.

 

Du 21 mai au 24 septembre 1733 : séjour de Monseigneur le Dauphin, ainsi que Mesdames ses Sœurs, enfants du roi et de la reine, lesquels « y allèrent souvent pour voir ce Prince et les Princesses ». (Gazette de France p. 296)

 

30 juin 1735 : Monseigneur le Dauphin et Mesdames de France se rendent à Meudon « pour y passer toute la belle saison et prendre les amusemens convenables à leur jeune âge. Le Roi et la Reine allèrent les voir très souvent, ainsi que toute la Cour ».

 

4 juillet 1735 : Le Dauphin et de ses sœurs accordent audience au Comte Osarowski, ambassadeur du Roi et de la République de Pologne.

 

3 septembre 1735 : illumination et feu d’artifice donnés à Monseigneur le Dauphin à Meudon. Cette fête a été « ordonnée par M. le duc de Gesvres, Pair de France, premier gentilhomme de la Chambre du Roy », et conduite par M. Debonneval, « Intendant et controlleur de l’argenterie » etc. Une gravure rend compte de sa splendeur. (une relation du Mercure de France).

 

4 juin 1736 : Stanislas Leszcynski, après son abdication d’avril, s’installe à Meudon provisoirement. « S. M. y va au moins une fois la semaine depuis que le roi et la reine de Pologne y habitent ». (Duc de Luynes).
 

30 septembre 1736 : signature secrète de la fameuse "déclaration de Meudon" par le roi Stanislas sous la pression de Louis XV et le cardina Fleury. .Selon les termes de l'accord, la possession du duché de Bar sera "actuelle" pour Stanislas Leszczynski et "éventuelle" pour Louis XV.
 

18 janvier 1737 : Stanislas Leszcynski remet les sceaux au nouveau chancelier qui prête serment entre les mains du roi de Pologne. La cérémonie a lieu dans le grand vestibule du Château Vieux, au rez-de-chaussée du pavillon central. Le tableau de Vincent, qui relate cette cérémonie, est bien postérieur puisqu’il ne date que de 1778.

 

31 mars 1737 : « Le Roi a été aujourd’hui à Meudon dire adieu au roi et à la reine de Pologne. » (duc de Luynes). Ils quittent Meudon le lendemain, 1er avril. Les deux châteaux sont alors démeublés.


Eté 1743 : Face à la menace de Charles Alexandre, Catherine Opalinska, femme de Stanislas et mère de la reine de France, vient se réfugier à Meudon, tandis que Stanislas se réfugie à Metz. 



Dimanche 5 mai 1748 : L’abbé Jean-Toussaint Cavalier de Fréjus vient visiter le domaine. Il en laisse une courte description.

 

1750 : le Dauphin vient quelques jours à Meudon.

 

24 novembre 1750 : Louis XV vient coucher, pour la première fois, au château de Bellevue, nouvellement achevé pour Madame de Pompadour.

 

Du 26 août au 17 septembre 1751 : le Dauphin et la Dauphine viennent à Meudon passer la fin de l’été.

 

septembre 1752 : séjour du Dauphin, de la Dauphine et du duc de Bourgogne, qui s’installent au Château Vieux. (Gazette de France).

 

De mi-mai au 27 septembre 1756 : séjour des petits-fils de Louis XV au Château Vieux.


1773 : Date d’un dessin d’élévation de l’aile Ouest du Château Vieux, qui menace de s’effondrer, signé de Louis Le Dreux de la Châtre (1721-1792), contrôleur de Meudon. Un projet de suppression des deux galeries de pierre est alors envisagé, mais ne sera jamais réalisé.

 

10 mai 1774 : mort de Louis XV à Versailles.

 

LOUIS XVI 
ET MARIE-ANTOINETTE

 

Printemps 1775 : « Depuis quelques Semaines, la Reyne, Madame, Madame D’Artois et mes dames [Mesdames de France] viennent presque Journellement se promener a pied dans les Jardins hauts de Meudon où il y a plusieurs allées, qui maintenant sont en friche »

 

30 juillet 1775 : «Je releve avec le plus de soin qu’il m’est possible un plan des Jardins hauts de Meudon afin qu’on puisse y avoir recours s’ils subissent la proscription générale dont ils me paroissent menacés. »

 

13 mai 1777 : L’Empereur Joseph II d’Autriche, sur les onze heures, vient voir la terrasse de Meudon, après avoir visité le château de Bellevue.

 

LE DOMAINE DE MEUDON 
REUNI A CELUI DE VERSAILLES

 

mai 1778 : Un Edit de Louis XVI, donné à Marly, réunit le domaine de Meudon à celui de Versailles "pour être régi et administré à l'avenir de la même manière".


1781 : un arrêt du Conseil prescrit une replantation de bois en forêt de Meudon.

 

De 1780 à 1782 : Destruction des bassins les plus endommagés, dans les jardins et le parc. Destruction et remplacement du mur de clôture du domaine.

 

7 décembre 1783 : Inauguration du pavillon de Trivaux, élevé par ordre de Louis XVI en haut du tapis vert.

 

1784 : On décide de combler l’orangerie du Château Neuf, dont des tassements menaçaient d’ébranler les fondations du château lui-même. La façade à arcatures du côté des parterres doit néanmoins être conservée. Ce travail, entrepris pendant l’été de 1787, s’achèvera seulement au XIXe siècle.

 

1787 : La restauration de l’aile Ouest du Château Vieux est achevée. Les travaux ont permis de sécuriser la Galerie, qui menaçait de s’écrouler dès 1773.

 

De mars à octobre 1788 : Le Dauphin, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, vient loger au Château Neuf, dans l’appartement du Grand Dauphin. 

 

Printemps 1789 : le Dauphin s’intalle de nouveau au Château Neuf (jusqu’à sa mort).

 

4 juin 1789 : le Dauphin, fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette, âgé d’à peine sept ans et demi, meurt au Château Neuf, en présence du roi et de la reine.


 


La mort du Dauphin, fils de Louis XVI et Marie-Antoinette.
Site BNF Images

 

 

20 juin 1789 : Serment du Jeu de paume à Versailles.

 

14 juillet 1789 : Prise de la Bastille à Paris.

 

10 août 1792 : Prise du Palais des Tuileries.

 

LE DECLIN
 

16 août 1792 : On démolit « les armures et les fleurs de Lys » du Château Vieux.

 

21 janvier 1793 : Louis XVI est guillotiné à Paris. La reine le sera le 16 octobre suivant. Au cours du mois, les scellés ont été apposés à Meudon et la vente de tout mobilier des châteaux a été décidée.

 

20 octobre 1793 : Il est décidé que le petit parc de Meudon sera clos, barricadé et intitulé « Etablissement national pour différentes épreuves sous la surveillance du Comité de Salut Public ». Et le 25 octobre, les salles du Château Neuf sont aménagées pour la fabrique de ballons, où l’on prépare l’aréostat.

 

7 mai 1794 : la Convention décrète que les maisons nationales et jardins de Saint-Cloud, Bellevue, Mousseau, Meudon, Le Raincy, Sceaux, l’Isle-Adam, Rambouillet, Vanves et Versailles ne seront pas aliénés et devront servir à l’agrément et à l’utilité publique.

 

16 mars 1795 : Incendie de l’Aile des Marronniers et de l’aile Ouest du Château Vieux. Le feu est maîtrisé grâce au renfort des pompiers venus de Paris. Dès le lendemain, on précise que tout est sauvé « excepté le bâtiment appelé le Gouvernement [l’Aile des Marronniers] et une seule aile du ci-devant château » « qui ont été la proie des flammes »


XIX° siècle :


Février 1802 : Les commissions qui siégeaient au Château Vieux sont évacuées.

 

Mars 1802 : L’école d’aérostation, qui avait été installée dans le Château Neuf, est supprimée.



DESTRUCTION DU CHATEAU VIEUX


1er septembre 1803 : un arrêt consulaire autorise le préfet de Seine-et-Oise à adjuger la démolition du Château Vieux.


6 novembre 1803 :  Adjudication de la démolition du Château Vieux dans le Salon des Maures.


1804 : le Château Neuf est encore occupé par les vétérans de la Garde Consulaire et les Ecuries par les chevaux de reomnte de l’artillerie du même corps.

 

Juin 1805 : Après un an de travaux, la destruction du Château Vieux est loin d’être terminée.

 

30 août 1805 : Napoléon Ier décide de racheter toutes les parties aliénées des grand et petit parcs. Les jardins bas, déjà lotis, ne sont pas concernés.

 

30 juillet 1806 : Du Château Vieux, « il ne reste plus que la voûte d’un Souterrain et une faible portion de la Chapelle ».


 

NAPOLEON Ier
 

1807 : Napoléon décide de faire du Château Neuf un palais impérial.


Entre 1808 et 1811 : les vestiges de l’aile des Marronniers sont rasés, et le mur de la terrasse haute prolongé.

 

22 avril 1811 : Napoléon vient visiter le Château Neuf de Meudon.

 

30 juin 1811 : Meudon est mis à la disposition de la mère de l’Empereur.

 

Avril 1811 : Le roi de Rome, fils de l’Empereur, âgé à peine d’un an, quitte l’Elysée pour s’installer à Meudon.

 

Du 24 mars au 14 novembre 1813 : La reine de Westphalie séjourne à Meudon, où se trouve également la mère de l’Empereur. Au cours de l’année, l’impératrice Marie-Louise elle-même habite le palais avec son fils, durant la campagne de Russie.

 

 LOUIS XVIII

11 juin 1814 : le duc d’Angoulême vient visiter le Château Neuf et « témoigne sa satisfaction quand au Mobilier tant pour l’ameublement que pour Son Entretien ».
 

23 juin 1814 : le marquis de Champcenetz, nommé par Louis XVIII gouverneur de Meudon, vient prendre possession de sa charge et procède à un nouvel inventaire.

 

3 juillet 1815 : « à trois heures après minuit, les Prussiens s’étant approchés de Saint-Cloud et de Meudon, une vive fusillade s’engagea sur ces hauteurs ; elles furent enveloppées d’une épaisse fumée ; on se battit avec acharnement dans les vignes de ce dernier village, sur lequel pleuvaient les projectiles de tous genres ; mais, je dois le dire, il eut principalement à souffrir des Français, ui, placés près de Fleury, tiraient sur les Prussiens retranchés sur la terrasse du château ; les obus, ne pouvant atteindre leur but, éclataient au-dessus du village, qui subit une espèce de siège. » (Paul Biver, p. 361).

 

1816 : Les Ecuries de Meudon servent à abriter la meute du duc de Berri.


13 juillet 1824 : mort au Château-Neuf de Claude-Louis, marquis de la Châtre (1745 – 1824), sans enfants (AN, Archives Privées, T 337, Papiers Gamory et La Chastre). Il était ministre d’Etat, membre du Conseil privé, premier gentilhomme de la chambre, chevalier des ordres et grand d’Espagne. 
 

 


LOUIS-PHILIPPE 
ROI DES FRANCAIS


Eté 1831 : Louis-Philippe fait loger à Meudon les souverains détrônés Dom Pedro, l’impératrice-reine, sa femme, et leur fille, Donna Maria, duchesse de Bragance, chassés par les révolutions du Portugal et du Brésil.

 

A partir de 1834 : séjours du duc d’Orléans et de ses frères à Meudon, et ce jusqu’à sa mort accidentelle à Neuilly en 1842.

 

1er octobre 1838 : pose de la première pierre du viaduc ferroviaire de Meudon, le premier en France.

 

8 mai 1842 : catastrophe ferroviaire de Meudon. « Le roi, informé presque aussitôt, donna des ordres pour que les appartements du château fussent mis à la disposition des blessés ».

 


La catastrophe du chemin de fer de Bellevue/ Meudon en 1842.
Collection du musée de l'Ile-de-France, côte 52.24.1
Photographie de Benoit Chain




SOUS NAPOLEON III :


JEROME BONAPARTE
 

De 1852 à 1860 : Par Sénatus Consulte du 12 décembre 1852, Napoléon III alloue à Jérôme Bonaparte, ex-roi de Westphalie, le domaine de Meudon.



LE PRINCE NAPOLEON
DIT "PLON-PLON"

De 1860 à 1870 : A la mort de son père, Jérôme Bonaparte, survenue le 24 juin 1860, le prince Napoléon, surnommé "Plon-Plon", qui est le frère de la princesse Mathilde et le cousin de l’Empereur, jouit du domaine de Meudon.

 

16 juillet 1864 : naissance du prince Louis, second fils de la princesse Clotilde, elle-même fille du roi Victor-Emmanuel.

 

1864 : les anciennes écuries, devenues La Vénerie, sont restaurées.

 

1865 : l’avenue du Château est refaite. En outre, le gaz est installé pour éclairer le palais et ses façades, les grilles, écuries et chenils.

 

Juin 1866 : démolition de la voûte de l’escalier d’Aristote, abîmée par des infiltrations. La niche Nord de la salle fraîche située en dessous est toutefois conservée.

 

MEUDON OCCUPE PAR LES PRUSSIENS
 DESTRUCTION DU CHATEAU NEUF

 

4 septembre 1870 : la troisième République est proclamée. Meudon est occupé par les Prussiens.

 

28 janvier 1871 : le Château Neuf est en parfait état le jour de l’armistice.

 

31 janvier 1871 : Le matin, le Château Neuf est incendié en même temps que la ville de Saint-Cloud. La combustion dure trois journées entières. Les ruines restent en place plusieurs années, en l'état.



LE SITE DE MEUDON 
TRANSFORME EN OBSERVATOIRE


1876-1878 : Jules Janssen, astronome, membre de l'Institut, fonde l'Observatoire de Meudon. Il présente alors un projet de transformation du Château Neuf, et fera démolir les niveaux supérieurs des parties Sud et Nord de l'ensemble.


1893 : Le vicomte de Grouchy publie Meudon, Bellevue, Chaville, établissant ainsi une première chronologie précise du domaine.



XX° siècle :
 

1923 : Paul Biver publie son Histoire du Château de Meudon, thèse qui restera comme l'étude fondamentale sur le domaine.


1966 : la maison d'Armande Béjart est classée au titre des monuments historiques.


1972 : Le domaine, dont la Grande Terrasse, est classé (seulement à cette date !) au titre des monuments historiques. Cette inscription est très tardive, et n'a ainsi pu empêcher la réalisation de barres d'immeubles, situés en contrebas immédiat de la terrasse.


14 septembre 1991 : après la réalisation de travaux, inauguration du nouveau musée d'Art et d'Histoire de la Ville de Meudon.


2000 : nouveau classement au titre des monuments historiques, au sujet du Hangar Y. L'espace situé entre le parterre de l'Orangerie et le Hangar Y n'est toujours pas classé. Il concerne pourtant directement le projet de réaménagement de la Grande Perspective. 



XXI° siècle :


LE GRAND MEUDON

Mars 2009 : l'auteur crée le présent site internet, dédié au château de Meudon sous Louis XIV.



Avril 2010 : l'auteur crée l'Association pour la Restauration du Château de Meudon, ayant pour but de mettre en valeur le domaine.


28 janvier 2011 : effondrement d'une partie du mur Sud de l'ancienne Orangerie du Château Neuf, faisant apparaître un appareillage de pierre. D'autres effondrements, nombreux, ont également lieu au sein des différentes clôtures de pierre situées tout autour de l'étang de Chalais, faute d'entretien.


Juin 2011 : le projet de restauration de l'Orangerie est confirmé.


18 septembre 2011 : une conférence de l'auteur révèle pour la première fois l'aspect du château de Meudon restitué en 3D : Château Vieux, Grotte et Château Neuf y sont présentés virtuellement.


Année 2012 : restauration totale de l'Orangerie de Meudon. 

15 et 16 septembre 2012  (Journées du Patrimoine) : l'association pour la restauration du château de Meudon a procédé à la restitution du tracé du plan du premier étage du Château-Vieux, de la chapelle, des fossés, et de l'aile des marronniers, grâce à de la peinture blanche. C'est la première fois que l'emplacement des constructions est localisé depuis la démolition, deux cent ans auparavant.

Journées du Patrimoine 2013 : elles seront notamment dédiées à André Le Nostre, dont ce sera les 400 ans de la naissance. La restauration de parterres à Meudon serait bienvenue. 

 

 



 
 
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