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LE CHATEAU DE MEUDON 



Venez découvrir le domaine embelli par les plus grandes figures de l'histoire de France : François Ier, Louis XIV, Louis XVI, Napoléon ... 

 

 
 


MONSEIGNEUR
(1661-1711)

LE GRAND DAUPHIN, FILS DE LOUIS XIV



Détail du visage de Monseigneur, tableau conservé à Versailles.
peint par Hyacinthe Rigaud. 

 


Les fastes royaux, périmés à Meudon depuis un siècle et demi, reparaîtront avec le Grand Dauphin. Plus brillante, plus nombreuse qu'à Choisy, la cour de ce prince se déploiera à Meudon dans un cadre plus vaste et plus mangifique ; la proximité de Versailles d'une part, et de Paris, de l'autre, y attirera les courtisans.

Versailles restera la vraie résidence du Dauphin ; mais, à l'imitation du roi son père, de fréquents déplacements l'amèneront pour quatre ou cinq jours dans son domaine privé, avec tels ou tels courtisans invités à l'accompagner : Monseigneur aura ses "Meudons" comme Louis XIV ses "Marlys". 

Absorbée dans le rayonnement du Roi-Soleil, la pâle physionomie du Grand Dauphin n'a pas tenté les historiens. Madame, duchesse d'Orléans, la marquise de Sévigné, Dangeau, malgré sa concision, des mémorialistes de second ordre, quelques diplomates étrangers ont parlé de ce dernier avec bienveillance. Mais les contemporains ne s'occupaient guère de sa personnalité, si l'on excepte Saint-Simon, dont la verve caustique ne manquait jamais l'occasion de s'exercer contre le pauvre prince. 

Au contraire, le peuple de France, et spécialement la foule parisienne portait beaucoup d'amour au Dauphin : de cet amour, nous trouverons des marques nombreuses : tout le XVIII° siècle s'en fera l'écho. Ce trait n'a du reste rien de surprenant : Monseigneur était bon prince, et devait vivre et mourir dans l'attente du trône, sans pouvoir démentir en tant que roi les espérances qu'il donnait étant dauphin.



Meudon sera le château préféré du prince, et l'objet de tous ses soins. Il y engloutira au minimum trois millions de livres en embellissements successifs, bien que lorsqu'il en devint propriétaire en 1695, le château était déjà d'une magnificence assez considérable par suite des travaux exécutés par Louvois. 





La distribution du Château-Vieux
sous Monseigneur

(version corrigée par nos soins, par suite des erreurs de Paul Biver)








Le rez-de-chaussée du Château-Vieux en 1700








Le premier étage du Château-Vieux en 1700




 



Portrait de Monseigneur
Vente Christie's, Collection particulière, localisation inconnue.
Il s'agit là du plus beau portrait de Monseigneur adolescent.


 

"Le Dauphin, écrit Madame, ressemblait beaucoup à la reine ; il n'était pas grand, cependant il avait bonne mine. Notre roi avait coutume de dire : Monseigneur (c'est ainsi qu'il l'appelait) a une bonne mine de prince allemand. Il avait en effet un air allemand, mais ce n'était que l'air ; intérieurement il n'avait rien d'allemand".

"Ce qu'on peut dire ou recueillir jusques ici, c'est le caractère d'un grand fond de bonté, de douceur, de débonnaireté, d'une humeur libérale et bienfaisante" écrit le baron de Spanheim, envoyé de Brandebourg.

 

 

L'ACHAT DE MEUDON PAR LOUIS XIV
UN ECHANGE CONTRE LE CHATEAU DE CHOISY

 


Le marquis de Dangeau note au mercredi 1er juin 1695 :

"Le matin, le roi proposa à M. de Barbezieux l'échange de Choisy avec Meudon ; il lui demanda pour combien madame de Louvois avoit pris Meudon dans son partage ; M. de Barbezieux lui dit qu'elle l'avoit pris pour 500.000 francs ;  sur cela, le roi lui dit qu'il lui en donnerait 400.000 de retour et Choisy, qu'il comptoit pour 100.000 francs, si cela accomodoit madame de Louvois ; qu'il le chargeoit de l'aller savoir d'elle, mais qu'il ne lui demandoit aucune complaisansce ; qu'il vouloit qu'elle traitât avec lui comme avec un particulier et ne songeât qu'à ses intérêts. M. de Barbezieux alla à Paris trouver madame sa mère, qui est contente de l'offre du roi et à qui l'échange convient fort. On signera le contrat au premier jour ; on n'a commencé à parler d'affaire que le matin, et elle fut finie le soir".




Vendredi 3 juin 1695, à Versailles : "le roi et Monseigneur allèrent l'après-dînée à Meudon, où ils se promenèrent longtemps à pied et en calèche, et dans les jardins hauts et dans les jardins bas ; ils sont très contents et l'ont encore trouvé plus beau qu'ils ne pensaient. Dès que le contrat sera signé, on fera travailler  une salle des gardes et à une chapelle".

Nous savons par Saint-Simon que, durant cette promenade, "Le Roi déclara qu'il avoit mis Meudon sur l'état des maisons royales et que le surintendant des bâtiments en auroit soin".

Le Nostre accompagne le Roi. Ce même jour " M. le Nôtre lui faisoient remarquer les beautés de la maison et des jardins, et en le quittant il lui dit : "Il y a longtemps, Sire, que je vous souhaite Meudon ; je suis ravi que vous l'ayez ; mais je serois fâché que vous l'eussiez eu plus tôt, car ils ne l'auroient pas fait si beau".



Les allées venues sont encore nombreuses les jours suivants ! Toute la famille royale s'y rend ! Dès le 21 juin 1695, Monseigneur a réglé lui-même tous les logements pour la maison royale.


 

Armoiries de Monseigneur


 


 

 MONSEIGNEUR ET LA MUSIQUE



Dimanche 25 mai 1698 : "Monseigneur alla de Meudon à Paris à un opéra nouveau qui n'a pas réussi". (Dangeau) ( Marcelle Benoît, dans son livre "Les évènements musicaux sous le règne de Louis XIV", n'a pas cité cette phrase de Dangeau).


Vendredi 5 décembre 1698, à Meudon : le Roi, à la prière de Monseigneur, a continué à Francine le Privilège de l'Opéra pour 10 ans, à condition qu'il donnera le quart du profit à Gaureault Dumont, écuyer de Monseigneur, et outre cela qu'il donnera 1000 écus de pension à Bérain, fameux décorateur, 1000 écus de pension à Colasse, un des quatre maîtres de la Musique du Roi, et 1000 francs de pension à Mademoiselle Rochouat [Le Rochois], qui a longtemps chanté à l'Opéra avec de grands applaudissements. Monseigneur n'avait quasi jamais rien demandé au Roi pour des particuliers, et il a paru s'intéresser fort à cela". (Dangeau)

Autre version : "Le 6, le roi accorda pour 10 ans à Francine la continuation des privilèges des opéras (Francine, pour ce faire, avait eu recours au crédit de Gaureault Dumont auprès de Monseigneur pour obtenir la continuation du privilège en sa faveur, et il lui en coutât un quart du profit) tant à Paris que dans les autres grandes villes du Royaume, à condition de donner le quart à Dumont (écuyer de Monseigneur, fils d'un sous-gouverneur du roi), et de continuer les 100 [sic] écus de pension à Colasse (élève de Lulli, qui avait commencé par battre la mesure pour lui à l'opéra) et autant à Bérain". (Sourches)
(cité par Marcelle Benoît, Les évènements musicaux sous le règne de Louis XIV, p 273)



En 1709, Thomas Louis Bourgeois, maître de Musique des Eglises cathédrales de Toul et de Strasbourg, a dédié à Monseigneur son premier livre de "cantates françoises". (cité par Marcelle Benoît, Les évènements musicaux sous le règne de Louis XIV, p 336)


Jeudi 31 janvier 1709 : "Monseigneur mena le Roi d'Angleterre à l'Opéra de Roland, car on reprend ceux de Lully". (cité par Marcelle Benoît, Les évènements musicaux sous le règne de Louis XIV, p 341)
 

Le Dauphin adore le Carnaval de Venise de Campra, daté de 1699.

Rappellons que Guillaume RAYNAL a enseigné la danse à Monseigneur.


 




Tombeau de Monseigneur
Jean-François Cars (graveur) ; Desmoretz (dessinateur)
Fonds : Château de Versailles et de Trianon  N°identification : INV.GRAV 3537
Estampe 52,2 x 39,8 cm  Banque d'image du Centre de Recherche.

Le bas-relief représente la prise de Philipsbourg par Monseigneur le 29 octobre 1688.
La présence de cigognes s'explique par le fait qu'elles sont un symbole de piété filiale,
car on prétend qu'elles nourrissent leur père vieillissant.







 




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