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LE CHATEAU DE MEUDON 



Venez découvrir le domaine embelli par les plus grandes figures de l'histoire de France : François Ier, Louis XIV, Louis XVI, Napoléon ... 

 

 
 
 

LE PREMIER ETAGE
DU CHATEAU-VIEUX DE MEUDON 



Restitution graphique du Cabinet des Glaces du Roi
du Château-Vieux de Meudon. Etat au XVIIIe siècle. 

Restitution graphique d'Hervé Grégoire et de l'auteur, janvier 2013.
Tous droits réservés. Notez le jeu spectaculaire des reflets !


Comme dans tout château français traditionnel,
le premier étage contient les pièces principales et d'apparat de la demeure.



 

 
PLAN DU PREMIER ETAGE DU CHATEAU VIEUX DE MEUDON
AVEC LA DESIGNATION DES PIECES SOUS MONSEIGNEUR
ETAT EN 1701 

 

Distribution du premier étage du Château-Vieux de Meudon
corrigée par mes soins, par suite des erreurs de Paul Biver (1923). 

 

On peut dater ce plan vers 1701, puisque Hardouin-Mansart a modifié l'avant-corps de l'aile Est donnant sur Paris (1699/1700) mais n'a pas encore édifié la grande chapelle attenante à l'aile Ouest (1702).
 


 

LE GRAND ESCALIER
DU PAVILLON CENTRAL



Plan du Grand Escalier du Château Vieux de Meudon
Conservé à la BNF, Cabinet des Estampes. Photographie de l'auteur, mai 2010.

 
Les deux degrés de ce magnifique escalier se rejoignent au deuxième palier, et un degré unique conduit à une entrée monumentale flanquée de deux colonnes en marbre de Sicile. Cette porte donne accès au Salon du Château. Ce grand escalier est éclairé par les 5 baies du pavillon central donnant sur la cour d'entrée. Son appareillage de pierre en faisait le charme, ainsi que sa hauteur très imposante. 


 

 


Coupe du Grand Escalier du Château-Vieux de Meudon, achevé en 1658.
Schéma de l'auteur, 29 avril 2012, tous droits réservés. 

Voici l'essai de restitution de l'escalier de Meudon.
Cette coupe vous permet de vous rendre compte de la monumentalité de cette réalisation,
chef-d'oeuvre méconnu de l'architecte Louis Le Vau. 


Outre la performance technique - voyez le vide sous l'escalier -
on est frappé de la porte intérieure monumentale, flanquée de deux colonnes.

Il me semble qu'on peut, sans être présomptueux, rapprocher le Grand Escalier de Meudon
de celui du Grand Théâtre de Bordeaux, lequel a lui-même influencé celui du Palais Garnier. 

C'est que les rampes de Meudon sont inversées par rapport à celles de Bordeaux.
Mais le principe est déjà ici présent. 

On comprend surtout qu'Abel Servien ne s'est rien refusé !




Détail du tableau d'Hubert Robert représentant la démolition du Château-Vieux de Meudon, peint en 1806.
Getty Museum, Los Angeles, USA. 


Sur ce détail du tableau d'Hubert Robert, nous distinguons
l'entrée monumentale de l'escalier, surmontée d'un fronton triangulaire.




  LE SALON DES MAURES


PIECE CENTRALE DU CHATEAU VIEUX


Archives Nationales Série O1, Meudon

Photographie de l'auteur du site.





La description générale
 

Le Salon des Maures, ou salon ovale, constitue la pièce principale située au centre du Château-Vieux, au premier étage. C'est la pièce la plus importante avec la Galerie et la Chapelle. On peut se faire une bonne idée de ses proportions en la comparant avec le grand salon du Château de Vaux-le-Vicomte édifié concomittament.

Les mesures de la pièce sont d'environ 15 m sur 10 m. La hauteur sous plafond, du sol jusqu'au centre de la voûte, a pu atteindre environ 13 mètres, pratiquement la hauteur du grand salon du château de Marly.


On y trouvait 12 bustes de Maures et Mauresques, des peintures de fleurs installées du côté faisant face aux fenêtres, en hauteur, et, encerclant l'ensemble de la pièce, 12 grisailles. Des miroirs installés à hauteur d'homme complétaient la décoration de cette pièce plus qu'atypique.


 

 

   
Comparaison des plans des Salons de Meudon et de Vaux

 

Le tracé du Salon de Vaux est plus régulier que celui de Meudon, puisque les 16 pilastres sont placés chacun à égale distance ; tandis qu'à Meudon, on trouvait de chaque côté du Salon des doubles pilastres, tandis qu'au centre se trouvaient quatre pilastres individuels.


 

Les 12 termes de Maures et Mauresques 
 

Le salon des Maures contenait des bustes de Maures et des Mauresques. La pièce, initialement nommée Salon ou Salon Ovale devient ainsi le Salon des Maures. 5 de ces termes sont conservés au château de Compiègne, dans le Grand Vestibule. Stéphane Castelluccio les cite dans son livre sur Les collections royales d'objets d'Art (éditions de l'Amateur, 2002). (Merci à David Brouzet, collaborateur de conservation du musée du Louvre, qui m'a indiqué cette référence le 2 novembre 2010).


UN MAURE



L'un des 12 termes de Maures et Mauresques
placés dans le Salon Ovale de Meudon, au moins dès Louvois

Intitulé par erreur "Hermès masculin"
Château de Compiègne, Grand Vestibule, INV C121, MR 2493





UNE MAURESQUE

 
L'un des 12 termes de Maures et Mauresques
placés dans le Salon Ovale de Meudon, au moins dès Louvois

Intitulé par erreur "Hermès féminin"
Château de Compiègne, Grand Vestibule, INV  MR 2495




 


Détail d'une Mauresque
Conservé au Musée de Compiègne

Cette statue est très proche de la précédente.





 


  Détail d'un Maure
Conservé au Musée de Compiègne

 


  Détail d'un Maure
Conservé au Musée de Compiègne

 

  Détail d'un Maure
Conservé au Musée de Compiègne

Cette sculpture de Maure n'est pas similaire aux autres.



  2 autres bustes de Maures sont conservés à Compiègne, dont je ne possède pas de photographies.
A ce jour, on se sait ce que sont devenus 4 Maures et Mauresques sur les 12 réalisées.






Les 12 grisailles de Gabriel Blanchard

Voici la description des grisailles (inventaire de 1733) :
"Dans le meme Salon il y a douze tableaux peint en grisaille représentant les douze mois de l'année par des jeux d'enfants, ils sont de damoiselet, et ne peuvent senlever de la place etant tous maroufles. ayant de hauteur deux pieds. de large 6 pieds 5 pouces."

En fait, ces grisailles sont de Gabriel Blanchard, d'après Bertrand Jestaz (1963, p. 137).

Ces grisailles, dont nous n'avons pas retrouvé trace, ont probablement été détruits lors de la destruction du Château Vieux, puisque leur réalisation était dépendante des murs sur lesquels ils étaient peints.


 


Voici le format des grisailles pour le Salon des Maures
2 pieds sur 6 pieds 5 pouces.



 

 

Les 7 tableaux de fleurs placés en hauteur

Voici la description des 7 tableaux de fleurs de Baptiste (Monnoyer) (inventaire de 1733) :


1."un vase d'or remplys de toute sorte de fleurs, posé sur un tapis bleu brodé d'or le fond du tableau est un ciel."



2."un vase d'or, ou plutôt manière d'agathe dont les anses sont d'or, remply de toutes sortes de fleurs un tapis derriere brodé d'or avec deux perroquets un Bleu, et l'autre jaune."



3."un vase à goderon d'argent garny d'ornement d'or remply de toutes sortes de fleurs un tapis derrière brodé d'or avec un perroquet rouge et vert".  



4."un vase en forme de cuvette d'argent remply de toutes sortes de fleurs posé sur un tapis rouge brodé d'or avec un paon posé sur la cuvette".



5."un vase d'or garny de toute sorte de fleurs dont un pavot tombe avec une de ses feuilles sur le piedestal sur lequel le vase est posé".



6.un vase d'or posé sur une manière de piedestal remply de toutes sortes de fleurs avec un paon derrière le vase".



7."un vase d'or et argent posé sur un tapis bleu et or dont la doublure est cramoisy avec un singe qui tient une pesche".



Chacun mesurant 5 pieds 3 pouces de haut sur 5 pieds 8 pouces de long.



Un tableau conservé à Versailles pourrait correspondre à l'une de ces toiles. 







L'essai de restitution



Essai de restitution 3D du Salon des Maures du Château-Vieux de Meudon, XVIIe.
Réalisation virtuelle de l'auteur, 17 avril 2012. Tous droits réservés.

Voici la vision dont pouvait bénéficier Louis XIV quand il sortait de son Appartement.
 

Certaines peintures de fleurs représentaient des perroquets.  Aucune n'a encore pu être attribuée avec certitude. Les 12 grisailles rectangulaires n'ont également pas encore été identifiées : elles ont du être détruites en même temps que le château, et elles représentaient des enfants, chacun des panneaux symbolisant les 12 mois de l'année, sans doute avec les attributs des signes du zodiaque. Ainsi, cette idée de cycle était bien présente à Meudon, comme on la retrouve également dans les sculptures zodiaquales du salon de Vaux. 

Bertrand Jestaz (1963, p. 137) indique que les 12 grisailles "ne pouvaient se trouver entre les pilastres sous la corniche", mais il me semble que ma restitution prouve l'emplacement sous la corniche, ainsi que le précise justement Paul Biver en 1923. 

 

 

   Comparaison du Salon de Vaux avec celui de Meudon.

Voyez la similitude évidente des deux pièces, édifiées en même temps sous les ordre de l'architecte Louis Le Vau, vers 1655-1660. A Vaux l'ordre corinthien a été retenu, tandis que l'ordre ionique orne le salon de Meudon. Le Salon de Vaux est conçu sur un plan plus régulier que celui de Meudon, où se trouve des doubles pilastres. 



 

 


Restitution de la vision que l'on avait depuis le Salon des Maures en direction des jardins.
Schéma de l'auteur, 2012. Tous droits réservés. 




EN DIRECTION DE L'AILE OUEST
:


Plan des pièces dites des "Jeux",
servant également d'appartement à Madame

Réalisation de l'auteur, 24 novembre 2010.





ANTICHAMBRE 
"DE MADAME"




Archives Nationales Série O1, Meudon
Photographie de l'auteur du site.

La pièce a une superficie d'environ 70 m².

 

Etat sous Monseigneur :

En 1695, cette pièce a servi temporairement d'Antichambre du Roi. En effet, c'est dans cette suite de pièces situées entre le Salon des Maures et le Salon du Petit Pont que logea Louis XIV quand il vint à Meudon les premiers temps. Par la suite, il préfèrera loger de l'autre côté du Salon des Maures. 

A partir de 1696, la pièce a pu servir à l'appartement de Monsieur, ou plus vraisemblablement comme antichambre de Madame, belle-soeur du roi.


Le tableau de "Sainte Anne, La Vierge et l'Enfant" de Léonard de Vinci y est installé.


 


La Vierge, l'enfant Jésus, et Sainte Anne, par Léonard de Vinci
Le tableau est bien sûr conservé au Musée du Louvre

 


 



CHAMBRE
"DE MADAME"



Archives Nationales Série O1, Meudon
Photographie de l'auteur du site.

La pièce a une superficie d'environ 70 m².




Coupe partielle de la "chambre de Madame"
Bibliothèque Municipale de Rouen, Photographie de l'auteur, 2010.

Ce dessin nous montre une partie de la corniche de la pièce.
De plus, il nous donne un précieux renseignement quant à l'aménagement du haut des fenêtres,
rectangulaires à l'extérieur, et cintrées à l'intérieur.
La plupart des fenêtres du Château Vieux devait s'organiser de cette manière.


 

Etat sous Monseigneur :

En 1695, cette pièce a servi
temporairement  de Chambre du Roi. Par la suite, Louis XIV préfèrera loger dans l'appartement situé de l'autre côté du Salon des Maures. 

A partir de 1696, la pièce doit servir de chambre de Madame.


Le tableau du "Couronnement de la Vierge" du Dominiquin y est installé. De nos jours, je considère qu'il s'agit de "Sant'Agnese", toile placée à Hampton Court Palace, et qui appartient aux collections de Sa Majesté la Reine Elisabeth II. Stylistiquement, ce tableau est le pendant du tableau bien plus célèbre en France, le fameux David du Dominiquin, dont une copie sera placée dans la salle des gardes du Château-Neuf. 


 


Sant'Agnese, par Le Dominiquin, vers 1620.
Anciennement intitulée le Couronnement de la Vierge (?).

Conservé à Hampton Court Palace, Distric de Richmond upon Thames.
Collections
de la Reine d'Angleterre.

Bibliographie : DOMENICHINO (1581-1641) Electa, 1996, p. 438.


 



PETITE PIECE DE PASSAGE


Archives Nationales Série O1, Meudon
Photographie de l'auteur du site.
 

Etat sous Monseigneur :

En 1695, cette pièce a probablement dû servir de Cabinet pour le Roi pour ses premiers séjours. Par la suite, Louis XIV préfèrera loger dans l'appartement situé de l'autre côté du Salon des Maures.
La petite pièce située derrière le passage a pu alors servir de garde-robe à Madame.

 





LE SALON DU PETIT PONT


Archives Nationales Série O1, Meudon
Photographie de l'auteur du site.

Les mesures de la pièce sont les suivantes :
  3,7 toises de largeur sur 3,8 toises de longueur
Soit une superficie d'environ 55 m².



Cette pièce se nomme le salon du Petit Pont, puisque, d'une porte-fenêtre, l'on peut accéder, par un petit pont, aux jardins hauts. Elle précède la galerie. Y fut notamment installée une seule sculpture, mais du plus grand prix : une tête d'Alexandre en porphyre rouge montée sur une draperie de bronze, dit l'Alexandre Mazarin.

Un tableau de fleurs orne le dessus de porte qui mène au Salon des Maures.

Cette pièce et l'appartement de Madame précédent a servi de pièces des "Jeux", quand les courtisans jouaient pour les soirées d' "appartement". C'est qu'il s'agit là des pièces d'apparat et de réception du château.



 

alexandre mazarin
 
Le Buste d'Alexandre (certains y voient Minerve).
Conservé au Musée du Louvre


Cette sculpture n'est plus considérée comme un antique, mais comme une oeuvre moderne, probablement faite à Rome au début du XVII°, comme l'Alexandre Richelieu.

Au sujet de cette sculpture, vous pouvez consultez le livre "PORPHYRE", RMN,
édité suite à l'exposition organisée au Louvre, en novembre 2003, n° 34 du catalogue, p 121 et 122







Schéma montrant la position du buste
d'Alexandre le Grand par rapport à l'axe de la galerie. 

Réalisation virtuelle de l'auteur, 17 septembre 2012. Tous droits réservés. (version 2 de la galerie). 

L'exceptionnel buste, pendant de l' Alexandre Richelieu, était particulièrement mis en valeur,
puisqu'il constituait le point de fuite de la galerie en revenant depuis le salon des Albane. 







L A   G A L E R I E 

DU CHATEAU VIEUX DE MEUDON


Essai de restitution de la galerie du Château-Vieux de Meudon.
Etat entre la fin du XVIIe siècle et la fin du XVIIIe siècle.
Réalisation virtuelle d'Hervé Grégoire et de l'auteur, janvier 2013.  Tous droits réservés. (version 2 de la galerie). 


C'est la pièce la plus grande de tout le château.  Elle a une superficie de 300 m².




1°) Les plans et coupes



Archives Nationales Série O1, Meudon
Photographie de l'auteur du site.


 


Tout château français se doit d'avoir une galerie et Meudon ne déroge pas à la règle.

(Pour en savoir plus sur la fonction de la galerie, voir l'article de Jean Guillaume :
"
La galerie dans le château français : place et fonction" sur le site Persée)

La richesse de cette pièce et les collections qu'elle renferme semblent à peine concevables.
(Nous écrivions ces lignes avant d'avoir procédé à la restitution virtuelle !)
 


De chaque côté, d'un bout à l'autre, une ouverture permettait le passage.


Neuf grandes fenêtres éclairaient la galerie, sans compter la porte donnant accès à la tribune de la chapelle.
Sur ces neuf fenêtres, les cinq à l'Est permettaient d'accéder à la terrasse située au-dessus de la galerie de pierre. De-là, on voyait toute la cour d'entrée du Château, ainsi qu'une partie de la vue sur Paris vers le Nord.

Quatre niches étaient placées de part et d'autre de la galerie, deux à l'entrée du côté du salon du petit pont, et deux autres juste avant d'entrer dans le salon octogonal.




coupe de la galerie de meudon
Vue en coupe de la galerie.

La voûte de la galerie est parfaitement tracée, ainsi que la corniche.

N'oubliez-pas que ce dessin n'est qu'un projet,
et que le tracé de la toiture au-dessus de la voûte n'est pas celui de la réalité.





2°) Les peintures de la Galerie :

Les copies des tableaux de Van der Meulen

 

La galerie est ornée de 12 toiles exécutées, certaines par Van der Meulen d'autres par son atelier, dont  les Martin. Leur sujet porte sur les campagnes militaires de Louis XIV. Les tableaux originaux ornent le pavillon royal du château de Marly.

Voyez l'article consacré aux peintures de Van der Meulen sur la page des "Peintures"


Les 12 tableaux étaient de trois sortes de tailles différentes.
 


La prise d'Ypres.







La prise de Condé,
Cité par Isabelle Rochefort, 2007.








La prise de Fribourg







La prise de "Lau" [Leau]





3°) Le mobilier de la Galerie :
 

Etat sous Monseigneur :

Le Dauphin fait placer dans la Galerie "Deux tables de marbre d'Egypte veiné de gris avec de grandes taches blanches, les pieds sculptés dorés ayant sur la traverse un globe aux armes de feu Mademoiselle de Montpensier".

Il fait placer également "quatre grands canapés de neuf pieds de long, les bois sculptés dorés ..., couverts de damas cramoisy a grandes fleurs et couronnes chamarés de large cordon d'or et garnis de molet, Un matelas couvert d'un coté dudit damas chamarré de galons piqué de noeuds d'or et 3 soubassemens du meme damas garnis de frange molet et passement d'or" avec 24 banquettes sculptées, dorées et garnies de même.



Les Bronzes :
 
On y trouvait les deux bronzes de Jupiter et Junon appartenant à Monseigneur.
A d'autres moments, ceux-ci furent également installés dans le Salon des Albanes.



Conservés à la Wallace Collection.

 

Proposition de restitution des sculptures et piedestaux
19 janvier 2011.

Les sculptures originales qui étaient placées à Meudon sont conservées à la Wallace Collection.
Les piedestaux sont conservés à l'abbaye de Chaalis.

 



 
Sur les tables de la galerie, le prince fait disposer une série de beaux bronzes décoratifs:

Europe enlevée par Jupiter métamorphosé en taureau,

Pluton ravissant Proserpine,


Un troisième "enlèvement" sur lequel nous n'avons aucune précision,

Atlas soutenant le monde,

Le combat d'Hercule et d'Acheloüs mué en taureau,

Hercule arrêtant un cerf en pleine course,

Hercule portant le sanglier d'Erimante, (conservé au Louvre)

Nessus ravissant Déjanire,

Hercule délivrant Déjanire,

Marsyas lié à un arbre,

Un satyre,

La mort de Laocoon,
(d'après la sculpture en marbre conservée au Vatican)

Un combat de lutteurs,

Diomède domptant un cheval

Et un groupe faisant pendant à ce dernier.



La plupart de ces objets d'arts ont été offerts par le roi à Monseigneur,
et sont conservés  au musée du Louvre.


 
Louvois avait fait installer dans les niches 4 statues canéphores. En quittant le château, Mme de Louvois les avait enlevées.
 

Les statues de la Galerie sous Monseigneur

 
Dans les niches, Monseigneur fait installer des reproductions de :

1°) "la fidélité sous la figure d'une femme ayant une tresse de cheveux nouez sur la teste, elle tient de la main gauche a demy levée un coeur qu'elle regarde et de la droite soutient une draperie dont elle est toute couverte a la réserve de la mamelle, de l'espaulle et du bras droit qui sont nuds, à côté du pied droit il y a un chien qui la regarde, cette figure est de six pieds dix pouces fait par Lefebvre en 1685".


La Fidélité, placée dans les jardins de Versailles.




 

 
2°) "Une statüe representant la Fourberie sous la figure d'une femme, la teste ceinte d'un cordon de cheveux entouré de perles ayant une draperie qui prend par derriere et luy vient couvrir le ventre et la jambe droite elle tient un masque de la main droite qu'elle pose sur son ventre et a le bras gauche baissé et apuyé sur un tronc d'arbre, et a ses pieds paroist un Renard cette figure est de six pieds et neuf pouces par le comte de Boulogne en 1684".

La Fourberie, placée dans les jardins de Versailles.


Ces statues sont du dessin de Mignard. Elles sont placées à l'entrée de la galerie, la première du côté du parc et de la chapelle, la seconde du côté de la cour.


A l'extrémité de la galerie, se trouvent installées :

3°) L'Aurore ou le point du jour, sculpture de Gaspard Marsy d'après un dessin de Le Brun. L'étoile du matin est posée sur son front. Sa main gauche levée tient une flèche. un coq chante, à demi-caché dans les longs plis harmonieux de sa robe.

 

L'Aurore, ou le Point du Jour, placée dans les jardins de Versailles.
A côté se trouve la gravure de cette oeuvre.
 



4°) La Flore de Philippe Buyster, couronnée de fleurs et tenant de la main gauche un tortil de fleurs, elle relève de la droite un pan de son manteau et s'avance avec grâce.
 
 
La Flore de Philippe de Buyster (1595-1688)
Pierre - H. 155 cm  Wideville, parc du Château
Photo : Thierry Prat (1989)
(A droite, une autre Flore du même artiste, conservée à Wideville également).

La statue qui correspond le mieux à la description de l'inventaire ci-dessus est celle de gauche,
à supposer qu'il y ait eu une inversion des mots "droite" et "gauche" par le clerc.
A moins que la photographie n'ait été inversée !



Pour en savoir plus sur l'artiste, consultez l'article rédigé par Françoise de la Moureyre, le 25 octobre 2007 :
http://www.latribunedelart.com/philippe-de-buyster-1595-1688---catalogue-raisonne-par-ordre-chronologique-1ere-partie-article002029.html





 
LE SALON
DU MILIEU DE LA GALERIE




Archives Nationales Série O1, Meudon
Photographie de l'auteur du site.
Cette pièce avait anciennement servi de chapelle. Puis Louvois ornera les murs avec des copies des toiles de Van der Meulen. La pièce sera démolie pour créer la chapelle de Monseigneur, qui fut achevée fin 1702.
(voir la page dédiée à la chapelle)
 

Les quatre tableaux installés contre les murs sont :

1°) "Mastrich ; le Roy monté sur un cheval blanc, plusieurs domestiques sur le devant, et un Palfrenier qui chausse ses bottes". Musée du Louvre 2040, puis envoi au musée de Draguignan le 12 mai 1896, où le tableau devrait toujours se trouver.

Le tableau original qui était placé à Marly. (Musée du Louvre, INV 1491). H. : 2,30 m. ; L. : 3,32 m.
Meudon possédait une copie dont le format était plus haut que large.


 
2°) "La ville et la citadelle de Bezançon, le Roy a cheval prez d'un camp." En 1811, cette toile a été envoyée au musée de Caen [Paul Biver indique Rouen par erreur]. Le tableau est toujours conservé au musée de Caen (INV 176) : ses dimensions sont de 2,60 de hauteur sur 1,70 de large, ce qui concorde parfaitement avec les mesures de la pièce. Deux autres versions sont conservées à Morez et Dôle.

Détail de l'une des toiles du siège de Besançon




 
3°) "Le passage du Rhin, le Roy monté sur un Cheval Ysabelle avec plusieurs seigneurs, il est vêtu de bleu, deux valets de Pieds qui marchent devant luy sur le devant une battere de Canon". Cette peinture était installée dans le Salon de Mercure au château de Versailles, sous numéro 2132 en 1923. Elle est aujourd'hui toujours conservée au Château de Versailles, INV successifs : MV 2132, INV 6453, INV MR 2096. Les mesures de la toile concordent avec la taille de la pièce : 2,71 m. de Hauteur sur 1,65 m. de largeur.

Détail de l'une des toiles du Passage du Rhin de Van der Meulen.
La toile de Meudon est une copie réalisée par les Martin plus haute que large.




4°) "Oudenarde, le Roy est monté sur un cheval Ysabelle et a sa suitte M. de Turenne et plusieurs Cavalliers." Paul Biver dit ignorer ce que ce tableau est devenu.
Oudenarde 1667. Conquêtes des rois du XVIIème siècle
par Adam Frans Van der Meulen (1632-1690)
 Paris, musée du Louvre, collection Rothschild Dessins, INV 3263 DR
La toile de Meudon était plus haute que large.



Ces toiles ont les mêmes mesures que les 4 toiles situées au centre de la galerie, soit environ 2,60 m de haut sur environ entre 1,50 et 1,70 de large.  Le plan indique que deux des fenêtres ont été bouchées pour pouvoir installer les 4 panneaux face à face. 




 

LE SALON OCTOGONAL
DIT LE SALON DES ALBANES


 


Archives Nationales Série O1, Meudon
Photographie de l'auteur du site.

La pièce est de même dimension que le Salon du Petit Pont, soit environ 50 m².

C'est à dire que, comme à Versailles, la galerie est encadrée par deux salons de même dimension.



Ce salon est située au bout de la galerie. On le nomme aussi le Salon des Albanes, puisque la pièce était ornée de plusieurs copies des oeuvres du peintre. Avec la construction de l'aile des Marronniers,  la pièce servira de passage obligé afin de rejoindre, par la petite galerie suspendue, les nouveaux appartements de Monseigneur. A cette occasion, la cheminée sera détruite, et le tableau situé au-dessus déplacé.
 




Les copies des tableaux d'après l'Albane


Sous Louvois, la pièce est ornée de plusieurs tableaux copiés d'après l'Albane (1578-1660). 


On trouvait :

1°) "Vénus qui caresse un petit amour qui luy montre un bouclier ou il y a un coeur percé d'une fleshe". 
 


Le repos de Vénus et de Vulcain
Francesco Albani(1578-1660). 
Musée du Louvre INV 10.  H. : 2,03 m. ; L. : 2,52 m.




2°) "Venus qui dort, deux amours aupres d'elle, et deux autres en l'air". 
 


Adonis conduit près de Vénus par les Amours 

Francesco Albani(1578-1660). 
Musée du Louvre INV 12.  H. : 2,03 m. ; L. : 2,52 m

Voici le tableau original, dont Meudon disposait d'une copie de forme ovale, plus haute que large. 

 


3°) "une nymphe de Diane qui coupe les ailes d'un amour qui dort".
 


Les amours désarmés
Francesco Albani(1578-1660). 
Musée du Louvre INV 11   H. : 2,02 m. ; L. : 2,50 m.


 

4°) "autres petits amours qui dorment".

 

Tous ces tableaux ovales mesuraient 2 pieds et demi de haut sur deux pieds de large.

 






Cette toile est celle qui était placée à Meudon.






A ces quatres toiles installées dans les angles,
se rajoutait la copie d'une toile située au-dessus de la cheminée :



Vénus à sa toilette, de Francesco Albani, dit l'Albane (1578-1660)
Musée du Louvre
Département des Peintures INV 9.
Collection de Louis XIV (acquis en 1685)


 

Etat sous Monseigneur :

Le Dauphin fait placer 10 porcelaines de Siam.

Dans le Salon des Albanes, qui communique avec la galerie par une porte vitrée, Monseigneur ordonne de poser sur de "grands scabellons à 4. pans de marqueterie de cuivre et d'étain, hauts de 4 pieds 2 pouces" cinq bustes de marbre : un apollon, une Nyobide, un Alexandre Sévère, le buste de sa mère, la reine Marie-Thérèse, et le sien propre.


LE BUSTE DE MARIE-THERESE :
Les inventaires décrivent le buste de Marie-Thérèse, haut de deux pieds : "Deux boucles de cheveux pendant sur l'Epaulle droite et une tresse sur La gauche avec une draperie sur le sein soutenüe par une Ceinture de pierrerie sur un pied d'ouche de marbre blanc octogone".

 

LE BUSTE DE MONSEIGNEUR :
L'autre sculpture représente "Monseigneur ayant une cuirasse et un draperie En Escharpe par dessus avec une Cravatte de point et un ruban nouë par dessous monté sur un pied d'ouche de marbre blanc octogone. Ce buste fait pas Coixveaux [Coysevox]".

Ces deux bustes de Coysevox sont conservés à Aranjuez, en Espagne. 


 


 

LA PREMIERE CHAPELLE :
UN SIMPLE PETIT ORATOIRE


Archives Nationales Série O1, Meudon

  La pièce a une superficie d'environ 25 m².
 

Cette pièce sert initialement de Chapelle, avant l'édification de la grande chapelle de Mansart au milieu de la galerie. On y installe un tableau de Corneille sur l'Autel, la Sainte Famille.

 



EN DIRECTION DE L'AILE EST :



L'APPARTEMENT DU ROI
AMENAGE POUR LOUIS XIV




L'ANTICHAMBRE 
DE L'APPARTEMENT DE LOUIS XIV




Plan du Cabinet des Glaces du Roi
La pièce a une superficie d'environ 90 m².

Cette pièce était simplement boisée, et ne comportait aucune toile. 
 


 

 

LA CHAMBRE DU ROI
Pièce où couchait Louis XIV à Meudon




Plan de la chambre du Roi


 

Etat sous Monseigneur :
 
La pièce deviendra la Chambre de Louis XIV. A partir de 1696, le Roi dormira toujours dans cette pièce du Château Vieux, et cela jusqu'en avril 1711. Le Roi y dormira durant 35 séjours, chacun d'environ 3 jours. Soit près de 100 nuits passées à Meudon.

 



 

chartié pour le dessus de cheminée de la chambre du roy
La Charité
Andrea d'Agnolo di Francesco, dit ANDREA DEL SARTO
Signé et daté en bas à gauche sur le cartellino : ANDREAS. SARTUS. FLORENTINUS. ME PINXIT MDXVIII [1518].
Musée du Louvre, INV 712,
Bois transposé sur toile en 1750   H. : 1,85 m. ; L. : 1,37 m.
Actuellement placé dans la Grande Galerie du Louvre.

 

L'original de ce tableau a initialement été placé au-dessus de la Cheminée de la Chambre du Roi.  Puis pour protéger l'original, une copie en a été réalisée. 

"27 octobre- 22 décembre [1697] : au sieur Simon, peintre, sur un tableau représentant une Charité qu'il a copiée d'après André Delsalt, pour mettre sur la cheminée de la chambre du Roy, à Meudon. 200-" D'après les Comptes des Batiments du Roi, tome IV p 187.

 

Cette oeuvre, à l'iconographie complexe, est un reflet du milieu raffiné et littéraire qui gravitait autour du roi de France, sous François Ier. Il s'agit incontestablement d'une allégorie de la famille royale : il célèbre plus particulièrement la naissance du dauphin, assurant la succession au trône tant attendue. Le bébé au sein est une allusion à la récente maternité de Claude de France, tandis que le visage même de la charité n'est pas sans rappeler celui de la souveraine. L'enfant présentant des noisettes serait une petite fille, l'une des filles du couple royal, probablement Charlotte. La figure du premier plan symbolise "la France heureuse se reposant dans la paix".

C'est dire tout le sens que prend ce tableau, placé au sein même de la chambre du Roi : Louis XIV peut admirer à son lever ainsi qu'à son coucher l'allégorie de la transmission et de la continuité du pouvoir royal. 
 



Schéma restituant l'élévation de la paroi Est de la chambre de Louis XIV. 
Dessin de l'auteur, 2014. 






Schéma restituant l'élévation de la paroi Ouest de la chambre de Louis XIV. 
Dessin de l'auteur, 2014. 





PETITE PIECE DE PASSAGE
La garde-robe du Roi

         


Vous trouvez sur la gauche le plan de la petite pièce de passage, reliant la chambre du roi au cabinet d'angle.



 

LE CABINET D'ANGLE DIT
LE "CABINET DES GLACES DU ROI" 



Restitution graphique du Cabinet des Glaces du Roi
du Château-Vieux de Meudon. Etat au XVIIIe siècle. 

Restitution graphique d'Hervé Grégoire et de l'auteur, janvier 2013. Tous droits réservés.  

Notez le jeu spectaculaire des reflets de cette pièce d'angle !
 

Les mesures de la pièce sont les suivantes :
  3,7 toises de largeur sur 3,8 toises de longueur
Soit une superficie d'environ 55 m².




La pièce a la même superficie que le Salon du Petit Pont, qui lui est strictement symétrique, ainsi que  celle du Cabinet d'Angle situé juste en-dessous, au rez-de-chaussée. Cette pièce bénéficie d'une très belle vue. En effet, deux fenêtres donnent sur le parterre et la grande perspective, tandis que deux autres fenêtres permettent d'admirer le village et Paris. Il était possible de sortir sur la petite terrasse pour contempler toute la ville. 

 

Etat sous Monseigneur :

La pièce constitue le Cabinet de l'appartement du Roi. De nombreuses glaces y prennent place au cours de  l'année 1698. J'ai identifié les 4 parois de cette pièce de manière inédite, le 13 décembre 2012, ce qui m'a permis de me rendre compte d'une grande confusion de Paul Biver dans la distribution des pièces de l'aile Est entre le rez-de-chaussée et le premier étage.  



Archives Nationales, O1 1768 /2 (numéros  57 et 58)
PAROI SUD du Cabinet des Glaces de Louis XIV au Château-Vieux de Meudon. 
Identification inédite de Franck Devedjian , le 13 décembre 2012.





Archives Nationales, O1 1768 /2 (numéros  57 et 58)
PAROI OUEST du Cabinet des Glaces de Louis XIV au Château-Vieux de Meudon. 
Identification inédite de Franck Devedjian , le 13 décembre 2012.




Archives Nationales, O1 1768 /2 (numéros  57 et 58)
PAROI NORD du Cabinet des Glaces de Louis XIV au Château-Vieux de Meudon. 
Identification inédite de Franck Devedjian , le 13 décembre 2012.




Archives Nationales, O1 1768 /2 (numéros  57 et 58)
PAROI EST du Cabinet des Glaces de Louis XIV au Château-Vieux de Meudon. 
Identification inédite de Franck Devedjian , le 13 décembre 2012.






L'APPARTEMENT
DE MADAME DE MAINTENON




L'ANTICHAMBRE
DE MME DE MAINTENON



Plan de l'antichambre de Mme de Maintenon

Les mesures de la pièce sont les suivantes :
  3,5 toises de largeur sur 4 toises de longueur
Soit une superficie d'environ 55 m².


Paul Biver (1923) se trompe quand il attribue cette pièce
comme étant la chambre du Grand Appartement de Monseigneur. 

 



LA CHAMBRE 
DE MME DE MAINTENON



Plan de la chambre de Mme de Maintenon

Les mesures de la pièce sont les suivantes :
  3,8 toises de largeur sur 4 toises de longueur
Soit une superficie d'environ 60 m².


 


LE CABINET DE MME DE MAINTENON



Plan du cabinet de l'appartement de Mme de Maintenon.
On y découvre également la garderobe de Mme de Maintenon, avec la chaise. 

La pièce a une superficie d'environ 50 m².




Les 4 dessus-de-porte
du Cabinet de Mme de Maintenon

 

Monseigneur commande pour ce cabinet 4 toiles nouvelles,
dont nous pouvons localiser l'emplacement grâce au plan précédent. 

 


1°) Abigaïl offrant des présents à David de Louis Boulogne le jeune (1654-1733)

david pain 2 couleur
Abigaïl donnant des pains à David 
par Louis Boullogne le jeune (1654-1733)

Tableau conservé au musée du Louvre, INV 8548


Il s'agit du tableau original qui a été commandé spécialement pour cette pièce à Meudon, et qui a été rentoilé :

c'est pourquoi la peinture a perdu sa forme ovale d'origine.
 

Ce tableau est cité dans l'"inventaire des tableaux qui sont à Meudon", (inventaire A entre 1702 et 1706), de la manière suivante :

"Lesieur Boulogne Cadet : Un tableau ovale représentant David a qui l'on apporte une corbeille de pain hauteur de 3 p 1/2 sur 2 p 1/2 de large ou environ.


Du fait de son organisation, il ne fait aucun doute que ce tableau était placé sur la gauche de l'une des parois.




 

  
Dessin pour Abigaïl offrant des présents à David
par Louis Boullogne le jeune (1654-1733)
Cabinet des dessins du Musée du Louvre

Voici le dessin montrant le format original de la toile,
qui était similaire aux 4 tableaux ovales du salon du Billard, situé à l'opposé de l'aile Est.

Sur la droite, j'ai restitué le format original du tableau, qui rend toute sa cohérence à l'oeuvre. 
(fait le 19 février 2011).




2°) Moïse présenté à la fille de Pharaonde Nicolas Colombel (1646-1717)

Voici la description du tableau d'après les inventaires :

"Lesieur Coplombel : un tableau ovale représentant Moyse présenté à la fille de Pharaon, hauteur de 3 p1/2 sur 3 p de large".


 

3°) Moïse et les filles de Jethropar Alexandre Ubeleski (1628-1715)

dénommé "Alexandre" seulement dans les inventaires.

Ce sujet a été assez rarement traité (Exode, II, 16) : Moïse s'interposa pour repousser des bergers qui tentaient d'interdire aux filles du prêtre Jethro l'accès à un puits. Le Cabinet des dessins du musée Louvre conserve un dessin de Nicolas Poussin sur le sujet (INV 32432), dont Alexandre aurait pu s'inspirer. 



4°) La réception de la reine de Saba à Jérusalempar Charles-François Poerson (1653-1725).
Il est le fils du peintre Charles Poerson.


Le peintre avait réalisé en 1681 l'"Allégorie de l'alliance du Dauphin de France avec Marie Anne Victoire de Bavière", qui constitua son morceau de réception à l'Académie.

 
 


L'ESCALIER
DE MONSEIGNEUR




Les mesures de la pièce sont d'environ :
7,5 m de longueur pour 3 m de largeur.

Soit une superficie d'environ 23 m².

Cet escalier permet d'accéder aux logements du deuxième étage depuis l'extérieur.

 




L'APPARTEMENT 
DE LA PRINCESSE DE CONTI



Il s'agit de l'ancien appartement du Cardinal de Lorraine. 



L'ANTICHAMBRE
de l'appartement de la Princesse de Conti


(ANCIENNE CHAMBRE DU CARDINAL DE LORRAINE)


Le plan de l'antichambre, AN
Paul Biver attribuait cet appartement à Mme de Maintenon, mais il s'agit bien de celui de la princesse de Conti,
ainsi que nous l'avons correctement identifié fin 2012. 

Les mesures de la pièce sont d'environ :
7,5 m de longueur pour 6 m de largeur.

Soit une superficie d'environ 45 m².




Les deux dessus de porte de la pièce :

 

On y trouve deux tableaux de fleurs : 

1°) "un tableau de baptiste [Monnoyer] ayant de hauteur 4 p. 3 p. Largeur 2 p. 10 p. representant une cuvette d'or remplye de fleurs lys et pavots. sur une corniche ou il y a des pavots une branche de lys et un tapis bleu brodé d'or,"

2°) "un tableau de baptiste [Monnoyer] ayant de hauteur 4 p. 3 p. Largeur 2 p. 10 p. representant une Cuvette d'or remplye de fleurs come rose et pavots, posé sur un tapis vert brodé d'or".


(d'après la description de l'inventaire de Bailly, 1733, voir Paul Biver, p. 484.)
 
 


 

LA CHAMBRE
de la princesse de Conti


(ANCIEN CABINET DU CARDINAL DE LORRAINE)


Le plan de la chambre, AN

Les mesures de la pièce sont d'environ :
7,5 m de longueur pour 5,5 m de largeur.

Soit une superficie d'environ 42 m².


 

 

Pour cette pièce, Monseigneur a commandé à son peintre préféré, Antoine Coypel, deux dessus de porte liés à l'histoire de Psyché et l'Amour. C'est sans doute la princesse de Conti qui lui souffla le sujet, qui avait été mis en musique deux fois par Lully. Or le Dauphin et la princesse connaissaient par coeur les opéras du compositeur.
 



1°) Psyché contemple l'Amour endormi
  
Psyché contemple l'Amour endormi 
Dessin préparatoire par Antoine Coypel
Cabinet des dessins du musée du Louvre, INV 25847
Voir Nicole Garnier, 1989, p. 142. 





psyché amour 
Psyché contemple l'Amour endormi 
Antoine Coypel (1661-1722)
Déposé en 1861  au château de Fontainebleau, INV 3510 ; B 1614   
  H. 112, l. 85  Image Base Joconde
Voir Nicole Garnier, 1989, p. 142. 
 
Voici le tableau peint par Antoine Coypel pour la chambre de la Princesse de Conti à Meudon, en 1701. Au dos,  se trouvent les mentions suivantes : L'Amour et Psyché et sur le cadre, au crayon : Mo Landry, à droite de la porte. Psyché est en train d'admirer l'Amour dont elle était tombée amoureuse sans savoir qui il était. 
 




2°) Psyché abandonnée par l'Amour

psyché dessin les bras levée au ciel
Psychée, à demi nue, assise par terre, levant les bras au ciel
Dessin préparatoire par Antoine Coypel
Cabinet des dessins du musée du Louvre, INV 25872
Voir Nicole Garnier, 1989, p. 142. 

 





psyché abadonnée par amour
Psyché abandonnée sur un rocher
Antoine Coypel (1661-1722)
Déposé en 1861  au château de Fontainebleau, INV 3511 ; B 1709  
H. 113, l. 85   Image Base Joconde
Voir Nicole Garnier, 1989, p. 142.

Voici l'autre tableau de Coypel. Au dos se trouve la mention "panneau à gauche de la porte".  




LE CABINET DES MIROIRS
Servant à l'appartement
de la princesse de Conti

(SITUE AU BOUT DE L'AILE EST)

A NE PAS CONFONDRE 
AVEC LE "CABINET DES GLACES DU ROI" 
SITUE SYMETRIQUEMENT DE L'AUTRE COTE DE L'AILE 


(ANCIENNE "CHAMBRE BLANCHE"
DU TEMPS DU CARDINAL DE LORRAINE)




Le plan du Cabinet des Miroirs, AN, O1 1521

Les mesures de la pièce sont d'environ :
6,5 m de longueur pour 5 m de largeur.
Soit une superficie d'environ 33 m².



Etat sous Louvois :

C'est à Louvois que l'on doit l'ensemble des miroirs ornant la pièce.
Monseigneur la conservera intact, mais y fera ajouter une toile d'Antoine Coypel, son peintre préféré, pour sa demi-soeur, la princesse de Conti. 

 


 


Cheminée du Cabinet des Miroirs de Meudon
Dessin cité par Christophe Bourrel Le Guilloux en 2010, que je remercie.
Stockholm, NationalMuseum. 


 

Un tableau en dessus-de-porte :
Vénus et Mars aux forges de Lemnos  


Voici les trois études conservées au Cabinet des Dessins du Musée du Louvre pour ce tableau :

   
Trois études préparatoires 
d'Antoine Coypel pour le tableau intitulé "Vénus et Mars aux forges de Lemnos"
Cabinet des dessins du musée du Louvre RF 12364 12365 12367





Et voici la gravure de cette peinture disparue :



Mars et Vénus aux forges de Lemnos, 1701
Gravure de Nicolas Tardieu d'après Antoine Coypel. BNF
Cité par Nicole Garnier, 1989, p. 143, n° 80.
 
Ce tableau a été commandé en 1701 pour le seul dessus-de-porte du cabinet des miroirs.
Le tableau, qui disparaît à la Révolution, devrait pourtant être conservé, car très peu de peintures de Meudon ont disparu.


 



L'inversion de la gravure permet de retrouver l'aspect initial du tableau.







Schéma restituant l'ensemble des miroirs de la pièce. 
Schéma de l'auteur, 16 décembre 2012, tous droits réservés. 

Grâce à l'inventaire inédit de 1775 retrouvé par mes soins,
j'ai pu procédé à la restitution de la pièce, avec le positionnement de l'ensemble des miroirs décrits. 




 

Restitution graphique du Cabinet des Miroirs de Meudon.

Schéma de l'auteur, 16 décembre 2012, tous droits réservés. 

Voici mon essai de restitution du volume du Cabinet des Miroirs.
Celui-ci est fondé sur les mesures exactes de tous les miroirs de la pièce.
Les miroirs permettaient des jeux de reflets infinis.









Restitution graphique du Cabinet des Miroirs de Meudon.
Schéma d'Hervé Grégoire et de l'auteur, 23 janvier 2013, tous droits réservés. 

La restitution des jeux de reflets des glaces nous permet de nous rendre compte
des mises en abîmes infinies réalisées dans ce célèbre cabinet des miroirs de Meudon,où la Seine elle-même pouvait s'y refléter.

Ce cabinet est ainsi le pendant du Cabinet des Glaces du Roi,
situé à l'autre bout de l'aile Est. 

Mais les deux petites parois des pans coupés
pertubent encore plus ici la perception des volumes.






 
LA QUESTION DU DECOR INTERIEUR
DU CHATEAU VIEUX DE MEUDON

Si notre connaissance des peintures placées à Meudon est quasiment parfaite, il en est tout autrement de notre connaissance de la décoration intérieure, c'est à dire de toutes les boiseries du château. En attendant de retrouver de nombreux dessins des intérieurs, il nous est néanmoins possible de faire des comparaisons. Certaines gravures sont à cet effet fort utiles : elles représentent des décors intérieurs dont la localisation n'est pas spécialement spécifiée. Il se peut que certains gravures de Lepautre ou Mariette aient puisées dans les décors de Meudon.

 

Gravure comportant la mention "P. le Pautre Sculp."
Conservée à l'ENSBA, Paris.

Nous pensons que les boiseries de Meudon étaient très proches de tels décors.
La forme de la baie de gauche est celle que l'on retrouve pour toutes les fenêtres du Château-Vieux :
rectangulaire à l'extérieur et cintrée à l'intérieur, ainsi qu'on le retrouve également à Versailles.

Le décor de droite, comportant un dessus-de-porte ovale, est à rapprocher du Salon du Billard.






Gravure comportant la mention "Mariette Excudit."
Conservée à l'ENSBA, Paris.

Même remarque au sujet de cette gravure, dont le décor est moins riche que le précédent.
La paroi de droite, avec ses cercles boisés au milieu de la paroi, doit être comparée
avec les boiseries de la Galerie du Château Neuf, un peu plus tardives car plus développées.

 
 
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