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LE CHATEAU DE MEUDON 



Venez découvrir le domaine embelli par les plus grandes figures de l'histoire de France : François Ier, Louis XIV, Louis XVI, Napoléon ... 

 

 
 

LES COMMUNS

  LE CHENIL DE LOUVOIS

PUIS L'ECURIE ET LE CORPS DE GARDE DE MONSEIGNEUR



L'un des espaces au sein des nouvelles écuries, 1702.
Schéma de l'auteur, 1er septembre 2012.







L'Ecurie et le corps de garde à l'entrée du château de Meudon.
Photographie de l'auteur, 2010.

Il faut supprimer au plus tôt les arbres situés devant le corps de garde.
Cela défigure tout le bâtiment, d'autant que nous sommes à l'entrée du domaine.
Il en est de même pour les arbres de derrière, situés entre l'Ecurie et le bassin de Bel Air.


Toute la subtilité des lignes architecturales de Jules Hardouin-Mansart est dénaturée.



 




Plan des communs situés à l'entrée du domaine.
AN, Maison du Roi, Série Meudon, O1. photographie de l'auteur, printemps 2010.


La légende permet de bien comprendre l'organisation de cette partie du domaine de Meudon.
Il faut noter que le tracé de la première cour est erroné, car il se base encore sur le plan du Cheny !





 


Vue des Ecuries ainsi que du Corps de Garde de nos jours
Image Google Earth





 


Vue des Communs au XIXe siècle, par Guillaumot
Image BNF, Gallica, Meudon A 30332


Ce dessin aquarellé nous montre les communs situés à l'entrée du domaine au XIXe siècle. A la place de ce bâtiment se trouvait initialement bâti le chenil de Louvois. La BNF intitule ce dessin par erreur : "vue d'une partie des murs du jardins de la Grotte" ! Le bâtiment existe toujours de nos jours.

Mais le plus grand intérêt de ce dessin réside surtout dans la représentation au premier plan de l'escalier, l'un des deux escaliers permettant d'accéder à la terrasse des Marronniers. La représentation en est schématique, mais a néanmoins le mérite de nous montrer le prolongement du socle des communs au niveau de la terrasse des marronniers.

De nos jours, cette terrasse doit toujours exister, cachée sous une petite butte de terre. D'ailleurs, il semble même très probable que l'ensemble du mur de la terrasse des Marronniers soit également toujours en place. S'il n'est pas conservé pour la totalité de sa hauteur (environ 2 m), il doit néanmoins l'être au moins pour la moitié.





La façade des Ecuries du côté de la terrasse des Marronniers.
Photographie de l'auteur, printemps 2010.


Cette façade, parfaitement conservée, et qui répondait à celle de l'aile des marronniers, est pourtant invisible , de nos jours, depuis la Grande Terrasse, à cause des arbres qui l'obscurcissent et des barrières qui en interdisent l'accès. Ceux-ci servent bien moins la splendeur du domaine que la tranquillité des occupants des lieux, ce qui est préjudiciable pour le public. 




PREMIERE ETAPE :
LE "CHENY" DE LOUVOIS


Cette partie du domaine a été aménagée par Louvois qui y a édifié un chenil, intitulé le "Cheny". Les plans de ce premier aspect du domaine nous sont fort heureusement conservés. Ces bâtiments  ont été aménagés par le ministre après 1680. Ils seront encore en place jusqu'à la création de la Grande Ecurie, après 1701. Ne faudrait-il pas supposer qu'à cet emplacement, une première installation similaire fut créée dès Servien, concomittament à la Grande Terrasse ?


 


Le rez-de-chaussée du Cheny de Louvois
AN, Maison du Roi, Série Meudon, Photographie de l'auteur, mai 2010.


On remarque sur ce plan l'accès à la cour du Cheny, qui est toujours en place à l'entrée du domaine. Cette Cour du Cheny constitue de nos jours la première cour des Ecuries. Le Passage pour aller dans le parc est  actuellement le chemin situé entre les Ecuries et le corps de garde.

On trouvait dans ce Chenil une "Cour des Chiens", ainsi qu'une forge, des remises pour les carrosses, et trois lieux servant d'Ecurie, dont la plus grande pièce contient 31 stalles pour les chevaux. Notez la pièces "pour les harnois".


 

 


L'étage du Cheny de Louvois
AN, Maison du Roi, Série Meudon, Photographie de l'auteur, mai 2010.



A l'étage se trouvent plusieurs logements pour les membres du personnel. Ce schéma de répartition à l'étage sera conservé par Hardouin-Mansart lors de la création des Grandes Ecuries, donnant une autre dimension au domaine.
 





Coupe du Cheny de Louvois avant sa transformation. vers 1701.
Agence de Jules Hardoin-Mansart
Archives Nationales, Carton O1 1521.
Légende de l'auteur, 14 mai 2011.


Voici l'état du Cheny avant qu'il ne soit modifié pour devenir la première cour des Ecuries de Monseigneur.






SECONDE ETAPE :
LES ECURIES
DE MONSEIGNEUR
1702




UNE CREATION
DE JULES HARDOUIN-MANSART





Plan du rez-de-chaussée des Ecuries et du corps de Garde
Photographie de l'auteur, printemps 2010.

Les 3 cours sont bien visibles. Ce plan projette quelques modifications mineures,
dont l'agrandissement du corps de garde sur la gauche, qui sera effectivement réalisé.







Détail du plan précédent : angle Sud-Est des Ecuries.

A gauche, on remarque le tracé de l'un des deux escaliers de la terrasse des marronniers.
Nous pensons que cet escalier est toujours conservé de nos jours, sous la pelouse et la végétation.








Plan du Galetas des Ecuries et du corps de Garde
(Archives Nationales, Série O1 Meudon)


Les communs sont encore de nos jours attribués à l'Observatoire de Paris. Si cette affectation a pu se justifier il y a 100 ans, ce superbe espace créé à la fin du Grand Siècle mérite, en 2010, bien mieux que son sort actuel d'atelier. 

Un très bon article rédigé par Dominique Massounie sur les écuries aux XVIIe et XVIIIe siècle est à lire absolument pour ceux qui souhaitent en savoir plus : Voici le lien.






L'ASPECT EXTERIEUR



Les communs à l'entrée du domaine, de nos jours.
Photographie de l'auteur - mai 2010

La trop grande végétation, qu'on a laissé se développer par manque d'entretien,
empêche de découvrir les Ecuries dans leur splendeur.







Le chemin situé entre le corps de garde (à gauche) et les Ecuries (à droite).
Photographie de l'auteur - 18 mai 2010







Les écuries, situées à l'entrée du domaine
Photographie de l'auteur - 18 mai 2010

La photographie est prise entre les écuries et le corps de garde.

Cette vue nous montre que la répétition systématique
créait un aspect proche des décors de théâtre des opéras, notamment de ceux de Vigarani.








L'extérieur Nord des écuries
Photographie de l'auteur - 18 mai 2010




LES TROIS COURS INTERIEURES
DES ECURIES 


 


L'ensemble du bâtiment est d'une majesté incomparable.
(Il sert pourtant  encore aujourd'hui d'ateliers à l'Observatoire de Paris et risque de brûler à tout instant)

 

Les trois cours intérieures communiquent toutes par un passage central dégagé pour les chevaux et les carrosses, dont la fameuse Berline de Monseigneur.

Mise à part le rez-de-chaussée, les écuries ne possèdent qu'un seul étage, mansardé, ceci afin de ne pas boucher la vue sur Paris depuis l'Etang de Bel Air situé plus haut. Des logements en abondance pour le personnel du château y sont aménagés.






 
Les trois cours intérieures
Photographie de l'auteur - 18 mai 2010




La première cour :
La vieille cour du chenil de Louvois


Vue de la première cour des Ecuries
Image Google Earth

 

On voit bien sur cette vue de dessus que Jules Hardouin-Mansart a "greffé" la nouvelle écurie sur des bâtiments déjà existants du temps de Louvois. Le Nord est à la droite de ce plan. La façade située à gauche du plan (façade Sud) est aménagée avec les gaines typiques de Meudon, comme la façade Est. A l'Ouest, le bâtiment n'a aucune ouverture, comme l'Aile des Marronniers. En effet, il y a une différence de 7 à 8 mètres entre le niveau des jardins hauts et le niveau de l'Ecurie, le même niveau que la grande terrasse de Servien. Ce mur se prolonge tout le long des trois cours des écuries, bouchant l'ensemble de la façade Ouest des Ecuries.


 


Le plan du rez-de-chaussée de la première cour.
Photographie de l'auteur  - printemps  2010


 


 


La première cour intérieure des écuries
Photographie de l'auteur  - 18 mai 2010

La première cour est la plus petite. Il s'agit de la vieille petite cour du chenil de Louvois qui subsiste avec sa porte décorée de bossages.







Détail de la coupe intégrale des Ecuries.
AN, Maison du Roi, Série Meudon.  Photographie de l'auteur, printemps 2010


Cette coupe du bâtiment toujours conservé nous met en évidence la différence de niveau entre la terrasse des marronniers (ici à gauche) et celui de la première cour. Cette différence de niveaux était identique en ce qui concerne l'aile des Marronniers : or de nos jours, à l'emplacement de l'aile des marronniers, le niveau est celui de la terrasse des marronniers : c'est donc bien que l'ensemble a été comblé avec les débris du château!


 





Escalier intérieur situé entre la première et la deuxième cour.
Photographie de Franck Devedjian - 18 mai 2010

L'emplacement de cet escalier n'est pas mentionné sur le plan de Jules Hardouin-Mansart.
Il s'agit donc d'un escalier bien postérieur à Monseigneur.









La deuxième cour :
 

Vue de la deuxième cour des Ecuries
Image Google Earth






Le plan du rez-de-chaussée de la deuxième cour.
Photographie de l'auteur  - printemps  2010





 


La deuxième cour intérieure des écuries
Photographie de Franck Devedjian - 18 mai 2010

La deuxième cour est la plus grande. C'est l'une des deux cours neuves de Mansart.






Le passage de la deuxième cour intérieure
Photographie de l'auteur, 2010.

La deuxième cour communique par un porche avec l'allée située entre les Ecuries et le corps de garde.
Ce passage permet ainsi d'établir un roulement dans la circulation, afin d'éviter tout encombrement.


Toutefois, ce passage est postérieur à Monseigneur, puisqu'il n'est pas matérialisé sur les plans ci-dessus.



 

 

La troisième cour :


Vue de la troisième cour des Ecuries
Image Google Earth







Le plan du rez-de-chaussée de la troisième cour.
Photographie de l'auteur  - printemps  2010

 




 


La troisième cour intérieure
Photographie de Franck Devedjian - 18 mai 2010


La troisième cour est également une création de Hardouin-Mansart.
On constate que la façade Nord, que l'on voit sur la photographie, a été remaniée.

Ces constructions comprennent 18 remises et des stalles pour 281 chevaux !



La Prise de Mons par Louis XIV, le 9 avril 1691
Château de Versailles. 

Les chevaux étaient l'ornement indispensable à tout grand seigneur durant l'ancien régime.








Barrière de séparation pour les stalles des chevaux, XIXe siècle
Photographie de l'auteur, 2 avril 2011.

Voici l'une des séparations des stalles des écuries de Meudon.
Cet aménagement date du XIXe siècle.
Puisque sous Monseigneur, à la création de l'écurie, on n'utilisait pas de telles séparations.


L'Observatoire en conserve plusieurs exemplaires.
Ce sont des objets touchants qui témoignent de la vocation première du bâtiment.






Coupe des Ecuries de Meudon
(Archives Nationales, Maison du Roi, Série Meudon) vers 1701
Dessin de l'agence de Hardouin-Mansart.






"Profil de la Grande Ecurie à Meudon", 1777.
Photographie de l'auteur, printemps 2010.
AN, Maison du Roi, Série O1 1516.

La coupe est réalisée contre le mur de soutènement de la terrasse haute (à droite).







L'intérieur des Ecuries après l'installation de l'Observatoire.
Photographies conservées à la BNF.

Les boiseries sont encore visibles à droite.







LE CORPS DE GARDE



Plan général du corps de Garde.
Image Google Earth

Le bâtiment est peu large mais extrêmement long.
Bien que très simple dans sa conception, il est d'une
grande subtilité.









Plan du rez-de-chaussée de la partie Nord du corps de Garde.
Photographie de l'auteur, printemps 2010.  AN, Maison du Roi, Série Meudon.
 

On constate sur ce plan la présence de deux escaliers demi-circulaires, qui n'existent malheureusement plus de nos jours. Ceux-ci permettaient de rompre la monotonie. 







Vue générale du Corps de Garde
Photographie de Franck Devedjian - 18 mai 2010



Le bâtiment est original en ce qu'il joue avec la perspective et le dénivelé du terrain :
Au Nord, la hauteur du bâtiment est élevée puisqu'un étage y est même aménagé.
Au Sud, en s'avançant vers le Château, le bâtiment n'a plus qu'un seul niveau !

Cette différence de niveau accentue la perspective dans les deux sens :
D'un bout du bâtiment, on a l'impression que celui-ci est encore plus long qu'en réalité
De l'autre bout du bâtiment, on a le sentiment inverse. Calcul plus que savant, bien digne d'Hardouin-Mansart.







Vue du Nord du Corps de Garde de Meudon
Photographie de l'auteur - 18 mai 2010






Vue du milieu du Corps de Garde
Photographie de l'auteur - 18 mai 2010







Détail d'une fenêtre du Corps de Garde
Photographie de l'auteur, 18 mai 2010






Coupe du corps de Garde d'après le projet d'Hardouin-Mansart.
Archives Nationales, O1 1521. Photographie de l'auteur.







L'intérieur du Corps de Garde de nos jours
Photographie de l'auteur, 2011.


L'intérieur du corps de garde est encore parfaitement conservé.
Quelques murs ont modifié le volume initial des pièces,
mais cela reste anecdotique par rapport à son excellent état de conservation.

Le jour où le domaine sera mis en valeur et rendu au public, ce bâtiment servira sans nul doute de billeterie.








LA PORTE VERTE 
OU PORTE DAUPHINE



L'emplacement de la porte Dauphine par rapport aux Ecuries.
Google Earth, 2011. La porte est entourée d'un cercle orange.








Vue de la Porte Dauphine (à droite, l'état de nos jours).

Cette porte monumentale a été bien mal restaurée durant les années 70.
Le dessin des sculptures au-dessus de la porte est pourtant conservé.
Il est souhaitable d'en restituer les bas-reliefs au plus tôt.


Malheureusement, la végétation a tendance à l'envahir, ce qui est très dommageable.
Meudon n'a pas vocation à devenir un jardin anglo-chinois !





Dessin de l'élevation de la Porte Dauphine, XVIIIe siècle.
Musée d'Art et d'Histoire de la ville de Meudon
 

Le dessin conservé par le musée de Meudon témoigne des sculptures initiales situées au-dessus de la porte, au niveau du cintre. On y trouve représenté les armes de Monseigneur, qui l'a faite édifiée, encadrées de trophées et insignes militaires, le tout surmonté d'une couronne delphinale.



 


Comparaison du dessin et de l'état actuel de la porte
mise à l'échelle par l'auteur, 19 mai 2011

Cette comparaison permet de comparer le dessin et la porte dans son état actuel.
Seules les armes du Dauphin manquent toujours ...





 


Restitution du jardin des écuries de la Surintendance de Meudon, XVIIIe siècle. 
Réalisation virtuelle de l'auteur, 29 février 2012. Tous droits réservés.
 

Au XVIIIe siècle, derrière la porte sera aménagée l'écurie de la Surintendance (Hôtel Courtin). Un très beau jardin y sera même créé, dont vous voyez ici le parterre de broderie restitué d'après un plan conservé aux Archives Nationales. 


 

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